Gâteau ultra moelleux à l’orange et au sarrasin

Vegan – Sans gluten – Cuisson à la vapeur douce

Voici la recette d’un gâteau très gourmand cuit à la vapeur. Mais pourquoi donc à la vapeur ?

D’abord, parce que cette cuisson permet de faire des gâteaux vegans et sans gluten, sans additifs, plus légers (moins de matière grasse et de sucre, pas de produits animaux), mais pourtant ultra moelleux ! Une prouesse technique quand on sait que les œufs et le gluten ont un rôle très important dans la texture et la tenue des gâteaux, et que la matière grasse ajoutée est un ingrédient primordial pour donner du moelleux dans ces derniers.

Deuxièmement, la cuisson à la vapeur douce permet d’éviter, ou du moins de limiter fortement, la formation de glycotoxines dus à la réaction de Maillard (elle est notamment responsable du brunissement des aliments : par exemple, de la croûte du pain). Ceci est possible grâce à l’atmosphère humide et à la température qui reste en dessous de 100 °C. C’est donc une cuisson plus saine que la cuisson au four.

La mélasse de raisin est une sorte de sirop de fruit (jus du fruit concentré par évaporation). Suivant le type de fruit, la mélasse obtenue ressemble à un caramel liquide plus ou moins foncé. Dans cette recette, elle contribue à la belle couleur du gâteau (marron – doré).

L’utilisation de la mélasse à la place du sucre permet également de renforcer et mieux préserver le moelleux du gâteau. Cela est possible grâce à la composition chimique de la mélasse : elle est riche en sucres réducteurs (glucose, fructose) et très visqueuse (l’eau qu’elle contient est « emprisonnée »).

Si vous ne trouvez pas de mélasse de raisin (elle se trouve uniquement en magasin « exotique »), optez pour du sirop de dattes. Il possède des propriétés physico-chimiques similaires ainsi qu’une saveur douce, contrairement à la mélasse de sucre de canne (très foncé et forte en goût).

Et si vous ne trouvez pas non plus de sirop de dattes… remplacez la mélasse par 60 g de sucre complet + 1 càs d’eau. Le gâteau sera simplement un peu plus clair, légèrement moins moelleux et un poil plus friable.

Temps de trempage : 8h-12h (facultatif)

Temps de préparation : 5 min la veille ou le matin + 20 min le jour même

Temps de cuisson : 40 min

Temps de repos : 20-30 min (refroidissement)

Matériel spécial : un blender (ou un petit hachoir), un moule à cake, un cuiseur vapeur dans lequel le moule peut rentrer (1)

Ingrédients 

Pour environ 8 portions :

  • 120 g de farine de sarrasin ;
  • 1,5 g (1/2 càc rase) de bicarbonate de sodium, ou 4 g de poudre à lever (2) ;
  • 50 g d’amandes, ou de noisettes ;
  • 10 g de graines de lin doré ;
  • 70 g de mélasse de raisin ;
  • 10 g de zestes frais d’orange (les zestes de 2 oranges) (3) ;
  • 120 g de jus d’orange (le jus de 2 oranges ; si vous n’avez pas assez, complétez avec de l’eau) ;
  • 20 g d’huile d’olive + un peu pour le moule.

Préparation :

Version avec un blender (avec ou sans trempage) :

  1. La veille, tremper les amandes dans un peu d’eau. A part, tremper les graines de lin dans 20 g d’eau (2 càs). Les laisser tremper 1 journée ou 1 nuit. Le trempage permet de laver et de d’amorcer la germination les oléagineux (plus digestes). Cette étape est facultative.
  2. Préchauffer le cuiseur vapeur. Huiler le moule.
  3. Dans un saladier, verser la farine. Ajouter le bicarbonate et mélanger pour bien le répartir.
  4. Enlever l’eau de trempage des amandes et les rincer. Prélever 10 amandes, les couper en lamelles et les réserver pour plus tard (décoration).
  5. Mixer le lin (réhydraté ou non), les amandes, l’huile, la mélasse, les zestes et le jus, jusqu’à obtenir un liquide homogène. Il faut environ 1 min de mixage.
  6. Ajouter le liquide obtenu à la farine. Mélanger énergiquement et verser immédiatement dans le moule.
  7. Saupoudrer la pâte de lamelles d’amandes.
  8. Déposer le moule dans le panier vapeur, fermer le couvercle et laisser cuire pendant 40 min (sans ouvrir le couvercle !).
  9. En fin de cuisson, enlever le couvercle (sans faire tomber d’eau dans le gâteau), sortir le gâteau à l’aide d’un torchon propre ou de maniques (le moule est brûlant !) et le laisser refroidir 20-30 minutes.
  10. Une fois le gâteau tiédi, passer un couteau sur tout le contour et éventuellement dessous pour le décoller des bords du moule, puis retourner le moule pour que le gâteau se décolle tout doucement. Il ne reste plus qu’à le trancher ! 

Version avec un petit hachoir (sans trempage) :

Préchauffer le cuiseur vapeur. Huiler le moule. Couper 10 amandes en lamelles et les réserver. Broyer le lin, les zestes et le reste des amandes en poudre à l’aide du hachoir. Mélanger les poudres dans un saladier (farine, bicarbonate, lin-zestes-amandes broyés). Ajouter le reste des ingrédients puis mélanger. Verser immédiatement dans le moule puis suivre les étapes 6 à 9.

Ce cake est encore plus délicieux avec une purée de pommes cuites, un carreau de chocolat noir ou simplement une infusion … 😊

Notes

(1) Quel cuiseur vapeur utiliser ?

 J’utilise depuis quelques années maintenant mon Vitaliseur (de Marion) pour cuire des gâteaux à la vapeur. Résultat optimal garanti : en effet, le couvercle en dôme permet à la vapeur qui condense sur le couvercle de glisser (et non de retomber sur les aliments et de les délaver). De plus, les gros trous du panier vapeur permettent une très bonne circulation de la vapeur (important pour avoir une cuisson rapide).

Cependant, j’ai débuté avec un vieux cuiseur vapeur trouvé à Emmaüs qui faisait bien l’affaire ! Le plus important est de vérifier que de l’eau ne tombe pas au centre pendant la cuisson (mettre un bol vide pour tester : s’il n’y a pas d’eau dans le bol après 15 min de cuisson, c’est bon !). Il faut aussi trouver un moule qui rentre dans le cuiseur 😉

(2) Je tamise le bicarbonate de sodium pour être sûre qu’il n’y a pas de grains dans la pâte, sinon il peut laisser un arrière-goût dans certains morceaux.

Les avantages du bicarbonate de sodium alimentaire par rapport à la poudre à lever en petits sachets : moins d’emballages (1 gros pot de bicarbonate dure des années !) et moins cher. Il faut par contre l’associer à un acide, par exemple du vinaigre de cidre, du jus de citron ou du jus d’orange.

(3) Pour zester les oranges, j’ai utilisé la râpe zesteur de la marque Microplane. Un régal ! Sans effort, j’obtiens rapidement des zestes fins, sans que la partie blanche de l’intérieure de la peau ne soit prélevée (celle-ci est amère). Je vous conseille de zester d’abord vos oranges entières puis, seulement quand vous en avez fini avec les zestes, de les couper et d’en prélever le jus.

La recette vous a plu ? N’hésitez pas à la partager, la commenter, me faire un retour, ou même me partager vos créations en m’identifiant (@brindesens sur Instagram, ou sur Facebook) ! 😊

Gâteau moelleux à l'orange

Tartinade de fanes de carottes aux amandes

Végétalien (vegan) – Sans gluten – Cru
Tartinade de fanes de carottes aux amandes (vegan, sans gluten)

Voici une recette pour éviter de jeter vos fanes de carottes. La légère amertume des fanes est contrebalancée par la douceur des amandes, ce qui donne un résultat goûteux mais pas trop fort en bouche.

Le mixage des fanes est un peu plus laborieux qu’avec des feuilles bien tendres telles que les fanes de radis, mais cela vaut vraiment le coup : le résultat est surprenant et surtout excellent en goût ! C’est l’une de mes tartinades préférées !

Dans cette recette, les quantités d’huile et d’eau sont ajustées de façon à obtenir une tartinade pas trop grasse et épaisse, qui se tient sur des rondelles ou bâtonnets de légumes, ou sur des crackers. Cependant rien ne vous empêche d’ajouter un peu d’huile et un peu d’eau pour la rendre plus fluide.

Temps de préparation : 15 min

Matériel spécifique : un mixeur plongeant, ou un robot mixeur avec une lame en S (doubler les quantités).

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Falafels cuits au four

Végétalien (vegan) – Sans gluten

Cette recette de falafels est un peu différente de la recette originale : en effet, ces délicieuses boulettes aux pois chiches sont traditionnellement frites dans l’huile. Ici, point de friture (c’est l’un des modes de cuisson les plus mauvais pour la santé) : elles sont cuites au four avec juste un peu d’huile d’olive. Ces falafels sont donc beaucoup moins lourds à digérer, plus rapides et plus faciles à réaliser à la maison, et surtout délicieux !

Pour une recette encore plus facile à digérer (certaines personnes digèrent mal les pois chiches), je vous conseille de faire germer vos pois chiches 3 ou 4 jours avant de les mixer *. Et dans tous les cas, il faut les tremper à minima 12h (ou toute une nuit), et même 24h si possible.

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Pâtes de riz complet au persil frais & aux algues

Une recette simple et rapide pour les pressés ou simplement les adorateurs de pâtes : pennes de riz complet au persil frais, miso et algues séchées 🙂

Les pâtes au riz complet ont une texture et un goût légèrement différents des pâtes au blé mais sont délicieuses aussi et permettent à ceux qui ne digèrent pas bien le blé actuel de s’offrir tout de même le petit plaisir d’un beau bol de pâtes 🙂

Ingrédients (pour 1 personne) :
  • 60 à 100 g de pâtes (sèches), selon vos besoins
  • Les feuilles d’un quart d’une petite botte de persil
  • 1 cc de miso
  • 1 càs d’algues séchées (ici, mélange appelé « salade du pêcheur »)
  • 1 càs d’eau
  • 1 càs d’huile d’olive fruitée
  • Facultatif : 1 cc de poudre d’épices (curcuma, curry, coriandre (graines) …)
Préparation :
  1. Pendant la cuisson des pâtes, laver puis ciseler les feuilles de persil.
  2. Mélanger le miso avec l’eau et les algues séchées (et éventuellement les épices). Cela permet de délayer le miso et de réhydrater un peu les algues.
  3. Quand les pâtes sont cuites, ajouter dessus le persil, la sauce au miso et l’huile d’olive. Mélanger.
  4. Déguster chaud !
Pâtes chaudes de riz complet, persil frais, algues

Jus de carotte, persil et gingembre frais

Rien de tel qu’un jus carotte-persil en guise d’entrée pour faire le plein de vitamines et minéraux. Et en plus, c’est super bon !

Temps de préparation : 5 min

Matériel spécifique : un extracteur de jus *, une passoire fine

Ingrédients :

(Pour un petit verre de jus **)

  • 4 carottes moyennes
  • 1/3 de botte de persil
  • gingembre frais (1/2 cm à 1 cm, selon votre goût)
  • C’est tout !

Préparation :

  1. Extraire le jus à l’extracteur.
  2. Filtrer avec une passoire fine avant de boire. Il est possible de garder ces fibres broyées qui contiennent encore un peu de jus pour les mettre dans une sauce ensuite.

Pour bénéficier de tous les bienfaits des jus, le boire immédiatement après extraction.

Notes :

* Choisir un extracteur à faible vitesse de rotation pour mieux préserver les nutriments de l’oxydation. Evitez donc les centrifugeuses, qui tournent à grande vitesse !

** Selon l’extracteur que vous avez, plus ou moins de jus sera extrait.


Flan à la vanille revisité

Flan végétal (sans gluten)

L’un de mes desserts favoris depuis longtemps, c’est le flan pâtissier ! J’ai voulu le revisiter sous forme végétale pour proposer une alternative à tous ceux qui ne mangent pas de produits animaux, que ce soit pour des raisons éthiques, écologiques, santé ou pour des problèmes d’intolérances ou allergies.

Je vous livre donc la recette d’un flan végétalien, sans soja (pour changer des recettes habituelles végétaliennes). Bien que son allure soit originale (vu de dessus, il me fait un peu penser à une rose !), sa texture en bouche se rapproche du flan pâtissier. Pour éviter cette aspect « rosacé », il suffit de remplacer la fécule de pomme de terre par de la fécule de maïs.

L’avis de la naturopathe : c’est un dessert gourmand (riche en sucres), à garder pour les occasions 

Temps de repos : 1h + 3h

Temps de préparation : 20 min

Temps de cuisson : 50 min

Matériel spécifique : moule à tarte, papier sulfurisé (écologique), rouleau à pâtisserie, blender

Ingrédients (pour 1 beau flan) :

Pâte :

  • 100 g de farine de sarrasin + un peu pour étaler la pâte si besoin
  • 80 g de flocons d’avoine (petits)
  • 90 g d’eau
  • 20 g d’huile neutre (tournesol par exemple)

Liant :

  • 1 L d’eau
  • 120 g de fécule de pomme de terre
  • 100 g de flocons d’avoine
  • 100 g de sucre complet
  • 125 g de pomme épluchée coupée grossièrement (1 pomme moyenne)
  • 1 cc rase de vanille en poudre (ou 1 gousse de vanille grattée)
Préparation :
  1. Préparer la pâte : Mélanger les flocons d’avoine et la farine de sarrasin dans un saladier. Ajouter 1/3 de l’eau, mélanger à la main, rajouter ensuite encore 1/3, mélanger de nouveau, puis ajouter le reste. Pétrir la pâte quelques secondes pour que l’eau s’incorpore, puis ajouter l’huile. Pétrir jusqu’à obtenir une belle boule homogène qui se décolle des parois. Laisser reposer 1h à température ambiante dans le saladier et recouvrir d’un torchon. Ce repos permet aux flocons de s’imprégner d’eau).
  2. 1h (ou plus) plus tard : Étaler la pâte au rouleau (il est plus facile de le faire en mettant la pâte entre deux feuilles de papier sulfurisé pour éviter qu’elle ne colle au rouleau et qu’elle ne se casse une fois étalée). Il est possible que la pâte soit un peu trop sèche pour être étalée (les flocons d’avoine ont absorbé une partie de l’eau), dans ce cas rajouter 1 cc d’eau pour l’assouplir, puis la pétrir 30 sec de nouveau pour bien incorporer l’eau.
  3. Préchauffer le four à 200°C.
  4. Préparer le liant : Faire bouillir l’eau dans une grande casserole. Dans le blender, mixer les flocons avec la fécule, la vanille et le sucre. Ajouter l’huile, la pomme coupée et épluchée et ¼ de l’eau très chaude. Mixer immédiatement. Le mélange s’épaissit très vite. Rajouter progressivement le reste de l’eau bouillante en mixant. Vous devez obtenir une sorte de crème lisse et assez liquide. Verser le tout dans la casserole (attention c’est chaud !) et laisser épaissir sur feu moyen en fouettant constamment. La crème est assez épaissie lorsque des sortes de cratères apparaissent en surface (bulle d’air qui remontent et explosent).
  5. Verser le liant sur la pâte à tarte. Cuire environ 50 min. Cela ne sert à rien de vérifier la cuisson en plantant un couteau au centre car le couteau ressort sale même si le liant est cuit (celui-ci se « gélifie » réellement qu’après refroidissement).

Le flan met 3h bonnes heures pour refroidir totalement (au réfrigérateur). Il peut être consommé froid (à température ambiante plutôt, comme un flan pâtissier) ou légèrement tiède (texture légèrement plus crémeuse).

Variantes …

  • Version avec une texture plus gélifiée et non « craquelée » sur le dessus : remplacer la fécule de pomme de terre par de la fécule de maïs
  • Version pour un flan de couleur plus claire : remplacer le sucre complet par du sucre blond
  • Version sans blender : remplacer les flocons d’avoine et l’eau du liant par 1L de lait végétal déjà prêt (lait de soja, avoine, amande…). Ajouter progressivement et mélanger le lait bouillant aux poudres à l’aide d’un fouet.
Flan végétal (sans gluten)
Flan végétal (sans gluten)

Smoothie antioxydant aux abricots

Temps de trempage : 1 nuit (facultatif si blender puissant)

Temps de préparation : 5 min

Matériel spécifique : un blender

Ingrédients (pour 1 grand verre) :
  • 1 càs de graines de lin blond (trempées 1 nuit si possible) ;
  • 3 abricots frais, ou à défaut, une belle nectarine jaune ;
  • 4 abricots secs réhydratés ;
  • 2-3 pincées de gingembre en poudre (selon goût) ;
  • 5-6 pincées de curcuma en poudre (selon goût) ;
  • Facultatif (pour encore plus de micronutriments !) : 2 bonnes pincées de graines germées (ici : graines germées de fenugrec germé 3 jours) ;
  • Eau ;
  • Décoration : 5-6 amandes trempées émondées.
Préparation :
  1. La veille : tremper les abricots secs et les graines de lin (dans un verre ou directement dans le blender, mettre les abricots secs et les graines de lin, les recouvrir d’eau (7-8 càs)). Le trempage permet de faire gonfler et de réveiller les graines (pré-germination) et de réhydrater les abricots secs pour un meilleur mixage.
  2. Le jour J : mettre tous les ingrédients dans le blender. Mixer jusqu’à obtention d’une crème homogène et lisse. Ajouter éventuellement de l’eau pour obtenir la consistance voulue.
  3. Verser dans un verre et éventuellement décorer avec quelques amandes trempées émondées *. C’est prêt !

A consommer de préférence immédiatement pour éviter l’oxydation des précieux nutriments.

Notes :

— Ce smoothie est très riche en éléments anti-oxydants (abricots, curcuma, gingembre).

— Les graines de lin ainsi fraîchement mixées peuvent être digérées par l’organisme et donc fournir leurs oméga 3 (contrairement aux graines entières qui sont le plus souvent partiellement digérées).

— * Pour les amandes : les tremper 1 nuit aussi dans de l’eau. Le lendemain, se débarrasser de l’eau et les éplucher : la peau part en général presque toute seule.


Assiette colorée : orge perlé, carottes, persil et graines de courge

L’orge fait partie de l’alimentation humaine depuis plusieurs milliers d’années. C’est une des plus anciennes céréales cultivées, bien qu’elle soit relativement peu consommée dans notre quotidien. Sa pauvreté relative en gluten la rendant difficilement panifiable, l’orge a été remplacée par le blé lorsque les humains ont découvert les joies du pain levé, plus léger que les traditionnels pains plats qui, dans toutes les cultures, constituaient jusqu’alors la base de l’alimentation.

L’orge peut pousser sous des climats très différents (en France comme sous les Tropiques !), c’est pour cela qu’on peut la retrouver quasiment partout dans le monde, à l’état sauvage ou cultivé. Plusieurs variétés existent. C’est la 3ème céréale cultivée en France (le blé occupant la 1ère position).

Céréale aux multiples usages, elle entre dans la fabrication du malt, qui compose la bière et le whisky. Sous forme de grains, on retrouve notamment l’orge mondé (*), dont la première enveloppe extérieure très fibreuse a été retirée, mais qui conserve le son et le germe. On retrouve aussi l’orge perlé *, dont les grains ont subi de multiples abrasions (polis) et perdu le germe ainsi qu’une plus grande couche extérieure (le son). Céréale aux multiples usages, elle entre dans la fabrication du malt, qui compose la bière et le whisky. Sous forme de grains, on retrouve notamment l’orge mondé (*), dont la première enveloppe extérieure très fibreuse a été retirée, mais qui conserve le son et le germe. On retrouve aussi l’orge perlé *, dont les grains ont subi de multiples abrasions (polis) et perdu le germe ainsi qu’une plus grande couche extérieure (le son).

L’orge mondé apporte plus de minéraux et vitamines que l’orge perlé, mais il est aussi plus long à cuire et plus difficile à digérer du fait de sa haute teneur en fibres cellulosiques (environ 17g pour 100g d’orge mondé, contre 9g pour 100g d’orge perlé). Qu’il soit mondé ou perlé, l’orge en grains a l’avantage d’avoir un index glycémique (IG) faible, de l’ordre de 20 à 30. Par contre, une fois moulue en farine, son IG grimpe à plus de 50.

L’orge perlé est la forme la plus courante d’orge consommée au quotidien, probablement parce que sa cuisson est plus rapide et qu’il est plus facile à mastiquer. L’orge est excellent dans les soupes, en « risotto », ou simplement accompagné de légumes comme dans la recette ci-dessous. Il peut aussi être utilisé en farine dans des galettes, pains ou gâteaux.

(*) bien que « orge » soit un substantif féminin, on écrit « orge perlé » et « orge mondé ; les mystères de la langue française… 😊

Temps de préparation : 10 min + 45 min de cuisson

Matériel spécifique : un cuiseur vapeur, mixeur plongeant (facultatif)

Ingrédients :

(Pour 2 portions)

  • 4 carottes ;
  • les feuilles d’une botte de persil ;
  • 100 g d’orge perlé * ;
  • 2 càs de graines de courge ** ;
  • 2 càc d’algues séchées (ici, dulse) ;
  • Jus de citron ;
  • Huile d’olive ;
  • Miso de riz non-pasteurisé *** ;

Préparation :

  1. Laver l’orge plusieurs fois dans une passoire jusqu’à ce que l’eau soit limpide. Pour diminuer le temps de cuisson vous pouvez ensuite tremper les grains 12h (toute une nuit).
  2. Plonger les grains lavés dans 4 fois son volume d’eau froide. Porter à ébullition et laisser cuire à feu doux pendant 45 minutes.
  3. Pendant ce temps, laver et éplucher les carottes. Les couper en morceaux et les cuire environ 10 min à la vapeur douce.
  4. Pendant la cuisson des carottes, râper finement la deuxième carotte. Préparer la sauce : mixer (ou simplement mélanger à la fourchette) la moitié des carottes râpées avec les feuilles de persil, le jus de citron, l’huile d’olive et le miso.
  5. Disposer les préparations dans une assiette creuse et saupoudrer l’orge d’algue séchée et de graines de courge.

Notes :

* L’orge mondé peut aussi être utilisé dans cette recette. Dans ce cas, faites-le tremper toute une nuit (12h) puis cuire environ 1h (les grains doivent être bien tendres au centre).

** Les graines de courge sont plus digestes si elles sont trempées 12h. Ceci est valable pour tous les fruits à coque (amandes, noisettes, noix…) secs et toutes les graines (tournesol, sésame, lin…).

*** Le miso non-pasteurisé est riche en enzymes et bonnes bactéries (probiotiques), contrairement au miso pasteurisé (la chaleur entraîne une destruction des enzymes et probiotiques).

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Lunchbowl orge perlé aux graines et aux algues, carottes et persil (vapeur et en salade crue)