Ayurvéda : fondements et principes de base

Fondements et origine

L’ Ayurvéda est un système de guérison qui a été développée par les rishis, les maîtres et sages de l’Inde ancienne. Le mot Ayurveda signifie connaissance de la vie (« Ayur » signifie vie, « veda » signifie connaissance ou science). Il est difficile de dater précisément cette science car sa transmission se faisait à l’origine oralement. Son apparition se situerait entre 6000 et 4000 avant J-C. Sa source écrite se trouve dans les Védas, ouvrages qui renferment une connaissance pratique et scientifique sur une grande variété de sujets : philosophie, agriculture, économie, … et la santé (c’est à dire la science de l’Ayurvéda !).

« Le but de l’Ayurvéda est de maintenir la santé chez l’être sain et de guérir les maladies chez l’être malade » [Charaka Sutra]

L’Ayurvéda n’est pas basée sur des médicaments ou le traitement de symptômes physiques (contrairement à la médecine occidentale). C’est plutôt une philosophie de vie, une ligne de conduite, nécessaire au maintien de l’équilibre naturel du corps, du mental et de l’âme. Elle aborde les aspects de l’existence tels que la manière de s’alimenter, de dormir, de travailler, de se reposer ou même de se comporter.

Selon l’Ayurvéda (et selon d’autres médecines ancestrales d’ailleurs), tout est lié : le corps, les sens, l’âme et le mental. L’Ayurvéda considère qu’une santé ou une guérison durable n’est possible que si l’on regarde l’ensemble.

En Ayurvéda, trois outils principaux sont utilisés pour aider l’individu à améliorer sa santé sur les plans physique, psychologique et spirituel : l’alimentation, le mode de vie et les plantes.

L’Ayurvéda aujourd’hui

Il y a plus de 60 ans, il était important d’étudier les textes originaux (samhitas) sous la tutelle d’un maître authentique (guru), pour comprendre et pratiquer l’Ayurvéda dans sa forme la plus pure. Aujourd’hui, la popularité croissante de l’Ayurvéda a poussé nombre d’individus à en faire un commerce. Cette popularité est positive car elle a donné accès à la sagesse de l’Ayurvéda à un plus grand nombre de personnes. Il est néanmoins nécessaire que cette science soit enseignée correctement afin que un maximum de personnes en tire réellement des bénéfices santé.

Certaines personnes pensent qu’une discipline aussi ancienne que l’Ayurvéda n’est pas applicable au monde moderne. Au contraire, la recherche médicale actuelle démontre la valeur de nombreuse plantes et pratiques qui étaient déjà défendues depuis des siècles par des médecins ayurvédiques.

Principes de base : la théorie des cinq éléments & les doshas

Les cinq éléments

Selon l’Ayurvéda, cinq éléments (appelés panca mahabhutas) constituent le monde entier : la terre, l’eau, le feu, l’air et l’éther (espace). Cette théorie peut paraître simple, mais c’est une méthode de classification très sophistiquée de tout ce que l’on trouve sur terre (objets, cycles naturels, saisons, etc).

Par exemple, le cycle de vie humain est divisé ainsi : l’enfance, période de croissance (eau et terre), l’âge adulte, période d’activité et de changement (feu) et la vieillesse où la mobilité tend à se dégrader et le corps à s’affaiblir (air et éther).

Les doshas

Les cinq éléments constituent trois forces biologiques de base (appelées aussi humeurs, ou constitutions physiques, ou énergies biologiques) : Vata, Pitta et Kapha. Elles sont appelées doshas.

Ces forces sont formées par les cinq éléments, dans des proportions différentes. Elles ont donc chacune des caractéristiques particulières (selon les proportions des éléments qu’elles contiennent).

Les éléments prédominants dans chacun des doshas sont les suivants :

  • VATA : Éther + Air
  • PITTA : Feu + Eau
  • KAPHA : Terre + Eau

Et les caractéristiques principales de chaque doshas sont les suivantes :

  • VATA : Sec, froid, dur, irrégulier
  • PITTA : Chaud, gras, liquide, intense
  • KAPHA : Lourd, stable, lent, massif

Selon l’Ayurvéda, tous les humains sont constitués des trois doshas, en proportions inégales. Ces proportions sont déterminées au moment de la fécondation (avant la naissance) et sont propres à chaque être humain. Elles définissent notre nature physique originelle, notre prakriti.

Le concept des doshas est central dans l’Ayurvéda. Tous les autres concepts (maladie, exercices, thérapie, etc) s’y réfèrent. Un déséquilibre des éléments dans le corps est considéré comme étant la racine de tout mal-être physique ou toute maladie.

Pour être en bonne santé et vivre dans la joie, il est important de préserver l’équilibre du corps et son harmonie avec l’environnement. Obtenir l’équilibre signifie que les doshas se trouvent dans des proportions qui correspondent à votre nature originelle (prakriti). Chacun a donc son propre équilibre, même si des similarités existent entre différentes personnes.

Le mental

Selon l’Ayurvéda, la constitution mentale (ou psychologique) n’est pas déterminé à la naissance, à la différence de la constitution physique originelle (prakriti), mais elle est modelée par l’environnement et influencé par l’alimentation.

La constitution mentale prédominante d’une personne peut être évaluée grâce à l’observation de son comportement et de ses préférences.

Pour décrire le mental, l’Ayurvéda définit trois gunas (= qualités du mental) qui sont les suivantes : Sattva (la pureté, l’équilibre, la connaissance), Rajas (la passion, l’excitation, l’action), Tamas (l’inertie, l’apathie, l’ignorance). Tout comme la constitution physique, la constitution mentale varie d’un individu à l’autre.

Quelques précisions :

  • Le terme guna signifie qualité manifestée par une entité ou un objet (qualité intrinsèque).
  • Chaque guna a sa légitimité, un rôle, une fonction dans notre environnement, même si certains peuvent paraître plus positifs que d’autres…
  • La constitution mentale prédominante (ou guna prédominant) influence le dosha dominant : dans une constitution de nature sattvique, le dosha sera équilibré ; dans une constitution rajasique, le dosha sera instable ; dans une constitution tamasique, le dosha s’exprimera de façon négative (obscurcie).
Votre constitution

Il est possible de vous faire une idée de votre constitution personnelle (prakriti) à l’aide de questionnaires, ou bien accompagné(e) d’une personne formée en Ayurvéda.

Pour une détermination subtile et très précise de votre prakriti (ou de tout problème de santé), il est néanmoins recommandé de consulter un médecin ayurvédique qui vous fera un diagnostic et vous conseillera des habitudes alimentaires, un mode de vie et éventuellement des plantes appropriées pour équilibrer votre corps et votre esprit.

Si vous souhaitez recevoir un questionnaire pour déterminer votre prakriti, envoyez-moi un email à estelle.chapuliot@gmail.com. Connaître son prakriti permet en effet de mieux adapter son mode de vie et son alimentation pour retrouver ou conserver sa santé. L’évaluation du prakriti des personnes que j’accompagne constitue d’ailleurs de l’une des premières étapes d’une consultation avec moi. Cela permet en effet ensuite de mieux personnaliser et adapter mes conseils.

A bientôt pour la suite !

Estelle

Sources (textes) : Livre « Ayurvéda, l’équilibre de la vie », de Partap Chauhan ; formation GreensAyurveda (Inde) ; Textbook of Ayurveda, Vol.1, de Vasant Lad.


Potimarron farci au quinoa et légumes

L’automne, la pleine saison du potimarron ! Voici une idée recette pour changer un peu de la soupe de potimarron 🙂

Temps de préparation : 15 min

Temps de repos : –

Temps de cuisson : 30 à 35 min

Matériel spécial : un four et une plaque (ou un plat allant au four)

Ingrédients (pour 2 personnes) :
  • 1 petit potimarron (ou un demi moyen, à se partager en deux ensuite)
  • 1 poireau lavé et émincé
  • 1 càs d’huile d’olive
  • 1 cc de graines de coriandre moulues
  • 1 cc d’herbes de Provence
  • 2 carottes épluchées et coupées en fines rondelles
  • 1 petit panais coupé en cubes
  • 80 g de quinoa, de préférence français ou équitable
  • 2 càs de tamari
  • Eau chaude (2 volumes par rapport au quinoa)
  • 1 poire (facultatif)
  • 5-6 cerneaux de noix
  • Quelques feuilles de persil plat (facultatif)
Préparation :
  1. Préchauffer le four à 180°C (chaleur statique). Huiler le potimarron coupé en deux puis le placer côté coupé contre une plaque allant au four, sur du papier sulfurisé (ou dans un plat allant au four légèrement huilé). Cuire 20 min.
  2. Pendant ce temps, préparer la garniture : faire revenir 3-4 min le poireau émincé dans l’huile d’olive sur feu moyen.
  3. Ajouter les graines de coriandre moulues et les herbes de Provence, les carottes et le panais. Laisser revenir 3 min.
  4. Pendant ce temps, rincer le quinoa à l’aide d’une passoire fine. L’ajouter aux légumes. Ajouter aussi le tamari et l’eau chaude. Laisser cuire 15 à 20 min à couvert sur feu doux.
  5. Ajouter la poire épluchée et coupée en dés quand le quinoa est cuit (les grains sont alors tendres). Éteindre le feu et mélanger.
  6. Répartir le tout dans les deux demis potimarrons. Disposer les noix sur le dessus. Enfourner 10 min à 180°C.
  7. Servir chaud, avec quelques feuilles de persil plat pour apporter un peu de vert à cette assiette. Bon appétit ! 🙂

Variantes :

  • Remplace le quinoa par du millet ou du sarrasin (décortiqués)
  • Remplacer les noix par des graines de courge et/ou de tournesol
  • Remplacer le panais par des fleurettes de brocolis ou du navet
Potimarron farci

Crèmes végétale onctueuse au chocolat noir

Voici une recette de crème au chocolat onctueuse, très rapide à faire et végétale.

Le chocolat utilisé ici est un chocolat à 70% de cacao, bio et équitable bien sûr. J’utilise cependant de plus en plus dans mes recettes de la pure pâte de cacao à laquelle j’ajoute du sucre de canne complet (pour éviter le sucre blond de canne qui a perdu la majeure partie de ses minéraux). Le résultat est très sympathique (voire identique pour la plupart des recettes) mais plus nutritif car plus riche en minéraux.

Temps de préparation : 10 min

Temps de cuisson : 5 min

Matériel spécial : un mixeur plongeant ou autre mixeur

Ingrédients (pour 3 à 4 petits pots de crème) :
  • 150 g de chocolat noir à 70% de cacao (1), ou de chocolat à 60% de cacao pour un goût chocolat moins fort
  • 200 g de tofu soyeux
  • Facultatif : 4 cubes de gingembre confis
Préparation :
  1. Fa
  1. Faire fondre le chocolat au bain-marie (1). Couper le gingembre confis en petits morceaux.
  2. Quand celui-ci est bien liquide et lisse, ajouter le tofu en une seule fois et mixer immédiatement, jusqu’à obtenir une crème lisse.
  3. Verser en pots, décorer de morceaux de gingembre confis et mettre au frais.

Ces crèmes peuvent se déguster immédiatement (moins frais) ou après 1h de repos au réfrigérateur (frais et plus ferme).

Elles se conservent très bien 3-4 jours au réfrigérateur avec un couvercle.

Notes :

(1) Pour une crème à base de chocolat 100% cacao (pure pâte de cacao) et de sucre complet : faire fondre la pâte de cacao avec le sucre. Pour obtenir l’équivalent d’un chocolat à 70% de cacao, il faut 110 g de pâte de cacao + 50 g de sucre complet.

Houmous de pois chiches au gingembre

Végétalien (vegan) – Sans gluten
Houmous pois chiches, cumin et gingembre

Cette recette de houmous s’inspire des recettes traditionnelles du pourtour méditerranéen (j’écris « des » car il existe autant de recettes que de cuisiniers !).

La version qui vous est proposée ici est relevée avec du gingembre, frais et sec. Elle est sans ail et sans oignon, car un nombre non négligeable de personnes ne digèrent pas l’ail et l’oignon crus, moi y compris. Je vous donne néanmoins une variante à la fin pour faire une version avec de l’ail et éventuellement de l’oignon.

La mauvaise digestion de l’ail et de l’oignon peut venir de leur teneur élevée en FODMAP (= Fermentable Oligo-, Di-, Mono- saccharides And Polyols) : je vous donne quelques informations dans les notes à la fin (1).

Temps de préparation : 15 min

Temps de trempage : 24h (ou 3-4 jours pour faire germer les pois chiches)

Lire la suite « Houmous de pois chiches au gingembre »

Tartare d’algues fraîches

Temps de préparation : 20 min

Matériel spécifique : un mixeur (ou un blender avec poussoir)

Ingrédients (pour 1 pot de 350 mL) :
  • 250 g de laitue de mer fraîche (salée)
  • 70 g d’huile d’olive (env. 6 càs) (nature ou infusée à l’ail *)
  • 1 petit oignon frais (le blanc)
  • 20 g de vinaigre de riz (2 càs)
  • 10 g de gingembre frais épluché (env. 2 cm)
  • 20 g d’eau (2 càs)
  • facultatif : 3 gouttes d’huile essentielle de citron
Préparation :
  1. Désaler les algues : les tremper quelques minutes dans un saladier rempli d’eau, puis les rincer abondamment à l’eau courante dans une passoire.
  2. Hacher grossièrement les algues (cela facilite le mixage par la suite).
  3. Dans le bol du mixeur, verser l’huile, l’eau et le vinaigre, ajouter l’oignon et le gingembre épluchés et coupés grossièrement, l’huile essentielle ainsi que 1/3 des algues. Mixer jusqu’à obtenir un mélange relativement homogène.
  4. Ajouter le reste des algues et mixer de nouveau, cette fois-ci jusqu’à obtenir une pâte lisse et homogène.
  5. Verser dans un pot en verre pour le conserver ensuite au réfrigérateur jusqu’à 1 semaine.

Il est possible de réaliser cette recette avec un autre type d’algue, la texture, la couleur et le goût seront un peu différents.

Notes :

* Pour de l’huile d’olive infusée à l’ail : Mettre 3 à 4 gousses d’ail épluchées et coupées en deux dans un récipient contenant votre huile d’olive ; à faire en amont de la recette, 1 ou 2 jours à l’avance.


Purée de lentilles corail germées aux graines de coriandre

Voici une idée de repas pour un dîner léger mais chaud et onctueux : brocolis vapeur et purée de lentilles de corail germées.

L’avis de la naturopathe : la germination (et le mixage) rend les lentilles et autres légumineuses plus faciles à digérer. Pensez-y pour les pois chiches et haricots secs si vous ne les digérez pas bien !

Temps de préparation : 5 min

Temps de cuisson : 20 min

Matériel spécifique : un blender (ou un mixeur plongeant)

Ingrédients (pour 2 à 4 personnes) :
  • 250 g de lentilles de germées 3 jours (1) (prendre environ 120 g sèches, soit 1 verre moyen)
  • 120 g d’eau chaude (ou de bouillon maison) ; en rajouter plus ou moins selon texture souhaitée)
  • 3 gousses d’ail, épluchées
  • 1 càs de tamari
  • 2 càs d’huile d’olive
  • 1 cc bombée de graines de coriandre en poudre
  • 1/2 cc de curcuma en poudre
  • 12 têtes de brocolis
Préparation :
  1. Cuire à la vapeur les lentilles avec les gousses d’ail pendant 20 min (plus longtemps si les lentilles ne sont pas germées). Ajouter les têtes de brocolis au bout de 10 min (ils doivent cuire 10 min).
  2. Réserver le brocolis cuit au chaud le temps de faire la purée.
  3. Mixer les lentilles cuites et l’ail cuit avec les reste des ingrédients jusqu’à obtenir une texture lisse.
  4. C’est prêt ! 🙂
Notes :

(1) Pour faire germer des lentilles : les tremper 12h, puis les rincer et les laisser reposer 12h. Continuer ainsi (rinçage toutes les 12h après repos), jusqu’à ce qu’un petit germe pointe le bout de son nez.

Si vous ne voulez pas faire germer les lentilles, vous pouvez les faire tremper 12h puis les rincer (cela permet de les laver, les réhydrater (pour les cuire à la vapeur), de diminuer les sucres fermentescibles qu’elles contiennent (FODMAPs). Vous pouvez aussi simplement les laver et les cuire 15 bonnes minutes à l’eau.


Aromathérapie : mélanges pour massages aux huiles essentielles

Légende :

  • HE = Huile Essentielle
  • HV = Huile Végétale

Rappel : toujours tester une nouvelle huile essentielle sur une petite zone avant de l’utiliser (pour vérifier qu’il n’y a pas de réaction allergique). Attention, certaines huiles ne doivent pas être utilisées directement (pures) sur la peau.

Il est préférable de faire des pauses d’une semaine après 3 semaines d’utilisation quotidienne d’huiles essentielles. Les mélanges donnés ici ne sont pas adaptés aux femmes enceintes, aux enfants et aux personnes sensibles.

* Synergie ballonnements / constipation / spasmes *

Indications : ballonnements ou flatulences dus à une faiblesse digestive, constipation légère ou transit trop lent, douleurs dues aux spasmes intestinaux.

Dans un flacon de 30 ml, de préférence teinté (ou stocké à l’abri de la lumière), avec pipette (plus pratique), verser puis mélanger les huiles et huiles essentielles suivantes :

  • 20 gouttes d’HE de mandarine verte (carminative par augmentation bile, soutien le gingembre par action léger laxatif)
  • 20 gouttes d’HE de gingembre (favorise péristaltisme intestinal)
  • 20 gouttes d’HE d’estragon (augmente sécrétions digestives, empêche fermentation (via régulation bactéries), antispasmodique)
  • 20 gouttes d’HE de basilic tropical (antispasmodique ++++, tonique digestif)
  • 20 gouttes d’HE de coriandre graines (carminative, antispasmodique léger)
  • environ 20 ml d’HV de jojoba (fluide et pénétrante), ou d’HV d’olive, ou d’HV de tournesol + de ricin (l’huile de ricin favorise le transit et la digestion, mais est très visqueuse)
  • Facultatif : 10 gouttes d’HE de cardamome (carminative par augmentation sucs salivaires et gastriques, antispasmodique, favorise péristaltisme) OU 10 gouttes d’HE de bergamote (laxatif léger, antispasmodique)

Verser 5 gouttes sur son ventre. Masser jusqu’à pénétration. Augmenter la dose si nécessaire (jusqu’à l’équivalent d’une cuillière à café).

* Synergie cicatrices *

Indications : pour cicatrices anciennes ou récentes.

Dans un flacon de préférence teinté de 100 ml, verser puis mélanger les huiles et huiles essentielles suivantes :

  • 25 ml d’HV de rose musquée
  • 25 ml d’HV de sésame (ou d’olive, de tournesol)
  • 10 gouttes d’HE de ciste ladanifère (8%)
  • 10 gouttes d’HE de lavande vraie (8%)
  • 10 gouttes d’HE de géranium (8%)
  • 5 gouttes d’HE d’hélychryse italienne (4%)

Verser 3 à 10 gouttes sur la cicatrice (selon la taille). Masser jusqu’à pénétration. Le massage de la cicatrice est tout aussi important que l’huile en elle-même !

* Synergie entorse / luxation / contracture *

Indications (symptômes) : articulation douloureuse et raide, zone gonflée et chaude (enflammée), muscle douloureux.

>> MÉLANGE 1 (pour une petite zone car très concentré)

Dans un flacon teinté de 15 ml avec pipette, verser les huiles et huiles essentielles suivantes :

  • 30 gouttes d’HE d’eucalyptus citronné (anti-inflammatoire +++)
  • 20 gouttes d’HE d’hélichryse italienne (anti-hématome, léger anti-inflammatoire)
  • 30 gouttes d’HE de gaulthérie (anti-inflammatoire, bien pour douleurs musculaires et articulaires, bien pour échauffer la zone avant un effort)
  • 10 gouttes d’HE de laurier noble (antalgique)
  • 10 gouttes d’HE de lavandin super (décontraction musculaire)
  • 10 ml (ou 10 g) de macérât huileux d’Arnica, ou d’une autre HV (HV de tournesol, HV d’olive)

Dilution à 30% d’HE environ (en masse).

>> MÉLANGE 2 (pour une zone large car plus dilué) :

Diluer les HE ci-dessus dans 150 ml (ou 150 g) d’huile (HV de tournesol ou d’olive).

Dilution à 2% d’HE environ (en masse).

Appliquer 5 gouttes du mélange 1 (ou 1 càs du mélange 2), 2 à 3 fois / jour jusqu’à disparition des symptômes.

* Synergie antalgique et anti-inflammatoire *

Indications (symptômes) : douleurs neuropathiques, zones enflammées (chaudes).

Dans un flacon teinté de 15 ml (avec pipette), verser les huiles essentielles et huiles suivantes :

  • 8 ml de macérât huileux de millepertuis (antalgique surtout sur les douleurs neuropathiques (ex: sciatique), anti-inflammatoire)
  • 30 gouttes d’HE d’eucalyptus citronné (anti-inflammatoire +++, antalgique (pour tout type de douleurs : articulaires, musculaires, névralgiques))
  • 20 gouttes d’HE de menthe poivrée (antalgique local (par effet froid, pour les douleurs névralgiques et musculaires notamment), anti-inflammatoire)
  • Facultatif : 10 gouttes HE camomille romaine (spasmolytique +++, anti-inflammatoire cutané, relaxante)

Appliquer 5 gouttes 3x / jour jusqu’à disparition des symptômes (formule concentrée). Ne pas dépasser 3 semaines d’utilisation.
Ne pas exposer la zone au soleil pendant 12h après.


Ateliers cuisine ayurvédique

L’Ayurvéda vous intrigue et vous voulez découvrir cette médecine ancestrale venue de l’Inde ? Vous avez envie d’apprendre à vous nourrir plus en accord avec vos besoins et votre constitution ? Vous voulez retrouver une harmonie tête-corps-cœur ?

Alors l’Ayurvéda (ou « science de la vie ») est fait pour vous ! 🙂

La cuisine ayurvédique est idéale pour ceux qui souhaitent apprendre à cuisiner des plats végétariens délicieux et à améliorer leur bien être.

Après une immersion dans les principes de l’Ayurvéda (pour que vous puissiez facilement adapter et améliorer vos habitudes culinaires en fonction de votre constitution personnelle), nous passerons à la partie pratique : la préparation d’un repas végétarien équilibré.

Les plats seront élaborés à partir d’ingrédients issus d’une agriculture respectueuse de l’environnement.

Plus d’informations ci-dessous. A bientôt !

2019.04.03 Cours de cuisine ayurvédique - avril 2019.png

~~ Le ghee ~~

Ghee encore chaud

Ghee refroidi (à moins de 20°C => solide)

 

 

~~ L’Ayurvéda, un art de de vivre (et de cuisiner) ~~

 

 

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Cake au millet et à l’ortie

Végétalien (vegan) – Sans gluten – Vapeur
Cake millet-ortie, sans gluten et vegan, cuisson vapeur

Publié le 23/03/2019. Mis à jour le 28/06/2020.

J’ai voulu mettre à l’honneur dans cette recette deux aliments un peu oubliés : l’ortie et le millet.

Millet est un terme qui désigne en français plusieurs espèces de plantes de la famille des céréales. Le terme millet sans autre précision désigne souvent le millet commun. C’est la variété la plus répandue pour l’alimentation humaine en Europe et il en existe aujourd’hui des cultures bio en France. Le millet perlé est quant à lui beaucoup cultivé en Afrique car il pousse sur des terrains pauvres et résiste bien à la sécheresse ainsi qu’aux fortes chaleurs.

Le millet commun donne des grains comestibles de couleur variable (orange, marron, noir, etc.). En magasin, on trouve le plus souvent du millet décortiqué (l’enveloppe externe est enlevée). Les petits grains sont alors de couleur jaune.

Le millet a un goût assez doux et est sans gluten. Selon Ayurvéda, cette céréale est légère et sèche.

La texture du millet peut parfois rebuter certaines personnes : en effet, les grains décortiqués ont tendance à s’agglomérer à la cuisson. Il est donc utile d’apprendre à le cuisiner correctement. Utilisé ici en farine, le millet donne une petite couleur jaune qui s’associe très bien avec le vert foncé de l’ortie.

L’ortie dioïque (urtica dioica) pousse sur des sols riches et humides. Elle est riche en vitamines A et C, et en minéraux, plus particulièrement en fer, silice, potassium, magnésium, calcium. L’ortie est aussi très riche en protéines : elle en contient 40% de son poids quand elle est sèche (plus que la viande !), et 9% de son poids quand elle est fraîche. Ses nombreuses propriétés en font une des plantes les plus importante de la flore comestible ! Elle est nourrissante, reminéralisante, tonique, diurétique, …

Lire la suite « Cake au millet et à l’ortie »

Cheesecake revisité au potimarron, aux amandes et aux épices

J’ai voulu revisiter la recette traditionnelle du cheesecake en une version végétale, plus légère, sans gluten et sans sucre ajouté.

Le goût sucré est obtenu grâce aux dattes, et en moindre mesure grâce au potimarron et à la caroube. Le contraste des textures est gardé : le croquant des flocons de riz et des amandes en morceaux s’allie avec le crémeux du tofu soyeux et du potimarron. Un délice 🙂

Temps de trempage : 4h (facultatif (1) )

Temps de préparation : 30 min

Temps de cuisson : 35 min

Temps de repos : 1h de refroidissement

Matériel spécial : un blender assez puissant

Ingrédients (pour 4 petits cercles à pâtisserie) :

Pour la base croustillante (couche du dessous) :

  • 50 g (2 poignées) d’amandes entières grillées (2)
  • 50 g (5 càs) de flocons de riz complet
  • 35 g de dattes Déglet Nour (5 dattes) (ou 30 g de pâte de dattes (1) )
  • 40 g (4 càs) d’eau
  • 12 g (1 càs) de poudre de caroube (ou à défaut de cacao)
  • 12 g (1 càs) de cacao en poudre
  • 1 pincée de sel

 Pour la crème au potimarron (couche du dessus) :

  • 200 g de potimarron cuit (à la vapeur) (3)
  • 200 g de tofu soyeux
  • 35 g (1 càs) de purée d’amandes blanches
  • 50 g (5 càs) de flocons de riz
  • 1 pomme épluchée (100 g environ)
  • 35 g de dattes Déglet Nour dénoyautées (5 dattes) (ou 30 g de pâte de dattes)
  • 1 cc rase de cannelle en poudre
  • ¼ cc de clous de girofle en poudre
  • ½ cc rase de noix de muscade en poudre
  • ¼ cc rase de curcuma
  • 1 pincée de clous de girofle en poudre

Décoration : amandes entières émincées, quelques pincées de caroube.

Préparation :
  1. Réhydrater les dattes (étape facultative avec de la pâte de dattes) : dénoyauter les dattes, les couper en morceaux et les mettre à tremper dans les 4 càs d’eau. Les laisser se ramollir ainsi pendant au moins 4h (1 journée ou 1 nuit ça marche aussi).
  2. Préchauffer le four à 170°C (chaleur tournante (4)).
  3. Préparer la base croustillante : mixer grossièrement les amandes et les flocons de riz à l’aide d’un blender (2). Garder des morceaux pour avoir du croquant dans la pâte (s’arrêter avant d’obtenir de la poudre). Verser les amandes et flocons mixés dans un saladier. Ajouter les dattes réhydratées avec leur eau (ou la pâte de dattes + les 4 càs d’eau), la caroube, le cacao et le sel. Mélanger à l’aide d’une spatule au début, puis malaxer avec vos mains pour lier intimement le tout. Former une boule.
  4. Sur une plaque de four recouverte de papier sulfurisé, déposer les 4 cercles en inox et les huiler. Découper la boule de pâte en 4 morceaux et les étaler au fond de chaque cercle. Cuire 8 min à 170°C.
  5. Préparer la crème au potimarron pendant la cuisson : mixer tous les ingrédients ensembles au blender jusqu’à obtenir une crème lisse (selon les blenders, les flocons de riz peuvent être récalcitrants ; vérifier qu’ils sont bien mixés).
  6. Répartir la crème dans les cercles et lisser le dessus avec une spatule.
  7. Enfourner 35 min à 170°C.
  8. Laisser refroidir (1h environ) avant de démouler. Parsemer de quelques amandes émincées et d’une pincée de caroube pour décorer chaque petit gâteau.

Ce cheesecake peut se consommer frais ou à température ambiante (en tant que naturopathe formée en nutrition ayurvédique, je ne peux que conseiller d’éviter les aliments froids, qui amoindrissent le feu digestif (appelé aussi agni ) … ) 🙂

Variantes :

  • Remplacer les amandes grillées par des noisettes grillées, et la purée d’amande par de la purée de noisettes. Les noisettes grillées ont un goût très prononcé mais celui-ci se mariera bien avec le potimarron. La couleur du gâteau sera légèrement plus foncée.
  • Remplacer la totalité de la caroube par du cacao en poudre (ou bien l’inverse !) si vous n’avez pas l’un des deux chez vous.
Notes :

 (1) Si vous optez pour de la pâte de dattes, il est possible de ne pas faire l’étape de trempage (les dattes sont déjà bien mixées et la pâte est normalement assez moelleuse).

(2) Il est possible de trouver des amandes déjà grillées (non salées et non huilées) dans certains magasins bio, mais vous pouvez aussi les griller vous-même : préchauffer votre four à 150°C (en chaleur tournante), disposez les amandes en une seule couche sur du papier sulfurisé sur une plaque du four, les faire cuire pendant environ 15 min en remuant toutes les 5 min pour que la cuisson soit homogène. Les retirer du four quand elles sont légèrement grillées (marron-beige à l’intérieur) puis les laisser refroidir. Vous pouvez aussi les utiliser crues : leur goût sera simplement plus neutre.

(3) Préchauffer un cuiseur vapeur. Couper le potimarron en morceaux puis le cuire 10 min à la vapeur.

(4) Si vous avez un four en convection naturelle, augmentez toutes les températures de 10°C (180°C au lieu de 170°C) ou bien prolongez toutes les cuissons d’une dizaine de minutes, pour avoir le résultat escompté.

Cheesecake potimarron épices