Gomasio revisité aux graines de tournesol et aux algues

Le gomasio (ou gomashio) est un condiment composé de sésame complet grillé et de sel marin. Il est utilisé depuis des millénaires au Japon pour agrémenter certains plats. C’est un assaisonnement polyvalent qui peut être saupoudré sur des salades, des soupes, des légumes vapeur, une céréale, etc. Il est super pratique pour se préparer un repas sain et savoureux rapidement !

Pour faire une version plus locale et riche en vitamines et antioxydants, j’ai remplacé dans cette recette les graines de sésame grillées par des graines de tournesol germées et séchées à basse température *.

La recette est bien sûr faisable sans trempage ni germination, en utilisant simplement des graines de tournesol légèrement grillées au four **.

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La nutrition et la digestion en Ayurvéda

L’Ayurvéda et l’alimentation

En Ayurvéda, l’alimentation est la principale méthode pour conserver l’équilibre des éléments en nous (terre, eau, feu, air, éther), et donc l’équilibre des doshas (Vata, Pitta, Kapha).

Et comme nous sommes tous différents, nous ne sommes pas tous supposés manger pareil (ou du moins dans les mêmes proportions) pour rester en bonne santé ! Chacun a en effet son propre équilibre (voir le premier article sur les principes de base de l’Ayurvéda pour plus de détails, et notamment sur le prakriti). Dans l’idéal, il faudrait donc se poser la question : « qu’est-ce que j’ai déjà en moi ? De quoi ai-je besoin ? ».

Une alimentation ou une manière de se nourrir inadaptée génère inévitablement un déséquilibre des doshas, avec des symptômes ressentis au niveau du corps, de la digestion et des éliminations. Au contraire, des habitudes alimentaires correctes sont considérés comme étant la source de la santé physique et mentale (l’aliment est ainsi le premier remède préventif). La qualité et la quantité de ce que nous mangeons est donc très importante !

« La nourriture est la vie. Quand elle est prise correctement, elle apporte jeunesse et longévité. Prise de manière incorrecte, elle crée des toxines et finit par enlever la vie. » [Caraka Sutra Sthana 27 :3 ]

Selon Ayurvéda, la nourriture fraîche est une source essentielle de Prana (énergie vitale), contrairement aux produits industriels ultra-transformés, aux conserves, et aux aliments raffinés qui en sont dépourvus (ou presque). C’est un point qui est aussi mentionné en médecine chinoise : plus l’aliment est transformé, plus il perd de son énergie vitale. D’où l’intérêt de consommer des aliments frais et locaux (moins de transport) !

Agni, le feu digestif

Le mot Agni signifie feu. Treize feux agissent dans l’organisme et gouvernent diverses activités métaboliques. Ils sont nécessaires aux diverses transformations dans le corps (formation de tissues, dégradation des aliments, assimilation de nutriments, etc) et dans l’esprit (« digestion » et gestion des émotions, des pensées, etc). Les enzymes, les hormones, les neurotransmetteurs, etc : toutes ces molécules dont parle la médecine occidentale sont inclues dans ce terme agni .

Le « feu de l’estomac » (jatharagni), aussi appelé le « feu digestif », est considéré comme le plus important en Ayurvéda. En effet, une bonne santé dépend d’une digestion et d’une assimilation correctes de la nourriture. Il faudrait, dans l’idéal, manger selon son feu digestif !

Un bon nombre de pratiques et herbes ayurvédiques sont utilisées pour renforcer le feu digestif. C’est le cas de l’usage des épices telles que le cumin, la coriandre (graines), le fenouil (graines), le gingembre frais (photo ci-dessous), etc. Sans bon feu digestif, il est utopique de vouloir avoir une bonne santé !

Malas, les déchets

Les déchets (appelés malas) sont des produits formés naturellement par des processus métaboliques. Les 3 principaux déchets sont les selles (purisha), l’urine (mutra) et la sueur (sveda). Ils doivent toujours être éliminés quand on en ressent le besoin.

En quantités normales, ils ne causent pas de maladie. En revanche, l’accumulation excessive (ou au contraire, l’excrétion excessive) d’un ou de plusieurs malas conduit à diverses maladies. Leur élimination convenable est un critère de bonne santé.

Une mauvaise alimentation peut influencer l’élimination de ces déchets. Par exemple, cela peut conduire à une mauvaise évacuation des selles (constipation) ou à une urine excessive (polyurie dans le cas du diabète), etc.

Ama, les toxines

En Ayurvéda, le résultat d’aliments non digérés est un dérivé toxique appelé ama, qui altère le bon fonctionnement du corps. Des aliments mal digérés seront donc nuisibles au corps, mêmes s’ils sont nutritifs et frais.

Ama se mélange aux fluides du corps et atteint les différentes parties du corps (par exemple, s’il se loge dans les articulations, il entraîne de l’arthrite). Ama est un facteur significatif dans le processus de la maladie.

Les deux principaux facteurs entraînant la formation de cet « encrassement » sont un faible feu digestif (la nourriture consommée n’est pas complètement digérée) et une alimentation inappropriée (même si le feu digestif est fort et fonctionne normalement, il ne peut pas digérer convenablement les aliments si les quantités sont excessives, si l’on mange alors que le repas précédent n’est pas complètement digéré, etc).

Voici quelques symptômes généraux provoqués par la formation de ama : léthargie ou faiblesse, dépression, irritabilité, douleurs, perte d’appétit, lourdeur dans l’estomac, constipation, flatulences, dépôts sur la langue, mauvaise respiration, transpiration excessive, urine trouble, mucus dans les selles, selles qui ne flottent pas.

L’importance des goûts (rasas) et des qualités (gunas) des aliments

La science nutritionnelle en Ayurvéda est établie à partir du goût (appelé rasa) et des qualités manifestées (appelées gunas) des aliments, et non à partir de calories, de protéines, de glucides, vitamines, etc.

Les facteurs influençant les qualités des aliments

Les effets procurés par les aliments sont influencés par leurs qualités manifestées (appelées gunas), elles-mêmes influencées par les facteurs suivants :

  1. la nature (10 paires d’adjectifs définissent la nature des aliments ; les 3 plus importantes sont les suivants : lourd/léger, humide/sec, chaud/froid) ;
  2. la préparation (type de cuisson, ajout d’aromates, mixage ou non, etc) ;
  3. la combinaison (de plusieurs aliments) ;
  4. la quantité (l’effet produit peut dépendre de la quantité absorbée) ;
  5. l’habitat (région et climat dans lequel a poussé l’aliment) ;
  6. ­le temps (moment de la journée, saisons, etc) ;
  7. le consommateur (les effets internes dépendent de la personne)
  8. les règles alimentaires (certaines règles influences les effets des aliments)

Les effets des aliments dépendent donc autant du consommateur (facteur n°7) que de facteurs qui lui sont extérieurs (autres facteurs). Certains facteurs ont un impact positif ou négatif sur tout le monde (exemple : la consommation excessive d’un aliment (facteur n°4 : la quantité) : elle impacte négativement tout individu car entraîne la formation de ama).

Les goûts (rasas)

L’Ayurveda distingue 6 goûts (rasas) : le sucré, l’acide, l’amer, le piquant, l’astringent. Le ou les goûts prédominants d’un aliment sont des bons indicateurs des effets de cet aliment sur le corps : les goûts partageant un élément commun avec un dosha l’augmentent (aggrave), alors que ceux qui sont opposés à la nature du doshas le diminuent (soulage).

Le tableau suivant explique la relation entre chaque rasa et chaque dosha (+ : aggrave ; – : soulage) :

Chaque personne a besoin d’avoir un peu de ces six goûts au quotidien, mais dans des proportions différentes.

Le goût « doux » est le goût le plus important, tout le monde devrait en manger plus que les autres goûts (mais attention, « doux » ne veut pas dire « sucre » !).

L’alimentation sattvique

Selon l’Ayurvéda, ce que l’on mange a un effet direct sur notre physique et sur notre psychique. Une nourriture sattvique est fraîche et végétarienne. Elle équilibre le corps et l’esprit. Dans une telle alimentation, les aliments suivants sont inclus : fruits et légumes frais, céréales (riz, froment orge, etc.), pains, oléagineux, graines germées, salades, lait (correctement préparé), tisanes, jus de fruits et de légumes purs, miel.

Aliments bruts, bases d'une alimentation saine et zéro déchet

Associée à un mode de vie sattvique (méditation, yoga, etc.), une telle nourriture aide à se rapprocher d’une constitution mentale sattvique (c’est à dire paisible, honnête, créative, etc).

Conseils généraux pour les repas

Voici quelques conseils généraux issus de l’Ayurvéda. Ils relèvent du bon sens, mais une petite piqûre de rappel ne fait pas de mal !

  1. Manger dans une atmosphère paisible et confortable, en bonne compagnie et dans un bon état d’esprit (ne pas être triste, en colère, contrarié au moment du repas ; si c’est le cas, se poser quelques minutes avant de manger pour se calmer).
  2. Manger assis, en se concentrant sur ce que l’on mange (réduire les distractions)
  3. Manger lorsque vous avez faim, et non par habitude ou par gourmandise.
  4. Mâcher correctement votre nourriture (cette étape fait partie de la digestion !).
  5. Eviter de consommer de la nourriture et des boissons très froides (qui sortent du réfrigérateur), cela diminue le feu digestif.
  6. Attendre d’avoir digéré le repas précédent avant de manger de nouveau (2-3h minimum, et plutôt 4-5h après un repas complet végétarien, plutôt 5-6h après un repas carné)
  7. Eviter de boire de grandes quantités de liquide juste avant et pendant le repas (boire plutôt entre les repas, et boire une petite quantité d’eau chaude ou d’infusion après le repas)
  8. Manger autant que possible de la nourriture fraîchement cuisinée (avec amour et dévotion, car l’état de conscience du cuisinier influence la nature des aliments préparés !).
  9. Être à l’écoute de son sentiment de satiété et s’arrêter quand il est temps (si besoin, on ne finit pas son assiette !). Manger en conscience permet de sentir le sentiment de satiété arriver. Idéalement, l’estomac devrait être rempli à moitié par des aliments solides, à un quart par des liquides (tièdes ou chauds) et le quart restant devrait rester vide. Après avoir mangé, un sentiment de satisfaction mais non de lourdeur devrait être ressenti.
  10. Manger les fruits frais en dehors des repas.
  11. Privilégier les modes de cuisson doux, respectueux de l’aliment : à l’étouffée, revenu dans un peu de matière grasse puis mijoté, à la vapeur douce, au four (éviter très hautes températures).
  12. Et surtout, quoique vous mangiez, appréciez-le !!

Pour des conseils plus personnalisés et un bilan (de vitalité et de constitution ayurvédique), n’hésitez pas à me contacter ou à aller voir les pages « une approche holistique » et « consultations » !

A bientôt pour de nouveaux articles ou recettes.

Estelle.

Sources (textes) : Livre « Ayurvéda, l’équilibre de la vie », de Partap Chauhan ; formation GreensAyurveda (Inde) ; Textbook of Ayurveda, Vol.1, de Vasant Lad.


Ayurvéda : fondements et principes de base

Fondements et origine

L’ Ayurvéda est un système de guérison qui a été développée par les rishis, les maîtres et sages de l’Inde ancienne. Le mot Ayurveda signifie connaissance de la vie (« Ayur » signifie vie, « veda » signifie connaissance ou science). Il est difficile de dater précisément cette science car sa transmission se faisait à l’origine oralement. Son apparition se situerait entre 6000 et 4000 avant J-C. Sa source écrite se trouve dans les Védas, ouvrages qui renferment une connaissance pratique et scientifique sur une grande variété de sujets : philosophie, agriculture, économie, … et la santé (c’est à dire la science de l’Ayurvéda !).

« Le but de l’Ayurvéda est de maintenir la santé chez l’être sain et de guérir les maladies chez l’être malade » [Charaka Sutra]

L’Ayurvéda n’est pas basée sur des médicaments ou le traitement de symptômes physiques (contrairement à la médecine occidentale). C’est plutôt une philosophie de vie, une ligne de conduite, nécessaire au maintien de l’équilibre naturel du corps, du mental et de l’âme. Elle aborde les aspects de l’existence tels que la manière de s’alimenter, de dormir, de travailler, de se reposer ou même de se comporter.

Selon l’Ayurvéda (et selon d’autres médecines ancestrales d’ailleurs), tout est lié : le corps, les sens, l’âme et le mental. L’Ayurvéda considère qu’une santé ou une guérison durable n’est possible que si l’on regarde l’ensemble.

En Ayurvéda, trois outils principaux sont utilisés pour aider l’individu à améliorer sa santé sur les plans physique, psychologique et spirituel : l’alimentation, le mode de vie et les plantes.

L’Ayurvéda aujourd’hui

Il y a plus de 60 ans, il était important d’étudier les textes originaux (samhitas) sous la tutelle d’un maître authentique (guru), pour comprendre et pratiquer l’Ayurvéda dans sa forme la plus pure. Aujourd’hui, la popularité croissante de l’Ayurvéda a poussé nombre d’individus à en faire un commerce. Cette popularité est positive car elle a donné accès à la sagesse de l’Ayurvéda à un plus grand nombre de personnes. Il est néanmoins nécessaire que cette science soit enseignée correctement afin que un maximum de personnes en tire réellement des bénéfices santé.

Certaines personnes pensent qu’une discipline aussi ancienne que l’Ayurvéda n’est pas applicable au monde moderne. Au contraire, la recherche médicale actuelle démontre la valeur de nombreuse plantes et pratiques qui étaient déjà défendues depuis des siècles par des médecins ayurvédiques.

Principes de base : la théorie des cinq éléments & les doshas

Les cinq éléments

Selon l’Ayurvéda, cinq éléments (appelés panca mahabhutas) constituent le monde entier : la terre, l’eau, le feu, l’air et l’éther (espace). Cette théorie peut paraître simple, mais c’est une méthode de classification très sophistiquée de tout ce que l’on trouve sur terre (objets, cycles naturels, saisons, etc).

Par exemple, le cycle de vie humain est divisé ainsi : l’enfance, période de croissance (eau et terre), l’âge adulte, période d’activité et de changement (feu) et la vieillesse où la mobilité tend à se dégrader et le corps à s’affaiblir (air et éther).

Les doshas

Les cinq éléments constituent trois forces biologiques de base (appelées aussi humeurs, ou constitutions physiques, ou énergies biologiques) : Vata, Pitta et Kapha. Elles sont appelées doshas.

Ces forces sont formées par les cinq éléments, dans des proportions différentes. Elles ont donc chacune des caractéristiques particulières (selon les proportions des éléments qu’elles contiennent).

Les éléments prédominants dans chacun des doshas sont les suivants :

  • VATA : Éther + Air
  • PITTA : Feu + Eau
  • KAPHA : Terre + Eau

Et les caractéristiques principales de chaque doshas sont les suivantes :

  • VATA : Sec, froid, dur, irrégulier
  • PITTA : Chaud, gras, liquide, intense
  • KAPHA : Lourd, stable, lent, massif

Selon l’Ayurvéda, tous les humains sont constitués des trois doshas, en proportions inégales. Ces proportions sont déterminées au moment de la fécondation (avant la naissance) et sont propres à chaque être humain. Elles définissent notre nature physique originelle, notre prakriti.

Le concept des doshas est central dans l’Ayurvéda. Tous les autres concepts (maladie, exercices, thérapie, etc) s’y réfèrent. Un déséquilibre des éléments dans le corps est considéré comme étant la racine de tout mal-être physique ou toute maladie.

Pour être en bonne santé et vivre dans la joie, il est important de préserver l’équilibre du corps et son harmonie avec l’environnement. Obtenir l’équilibre signifie que les doshas se trouvent dans des proportions qui correspondent à votre nature originelle (prakriti). Chacun a donc son propre équilibre, même si des similarités existent entre différentes personnes.

Le mental

Selon l’Ayurvéda, la constitution mentale (ou psychologique) n’est pas déterminé à la naissance, à la différence de la constitution physique originelle (prakriti), mais elle est modelée par l’environnement et influencé par l’alimentation.

La constitution mentale prédominante d’une personne peut être évaluée grâce à l’observation de son comportement et de ses préférences.

Pour décrire le mental, l’Ayurvéda définit trois gunas (= qualités du mental) qui sont les suivantes : Sattva (la pureté, l’équilibre, la connaissance), Rajas (la passion, l’excitation, l’action), Tamas (l’inertie, l’apathie, l’ignorance). Tout comme la constitution physique, la constitution mentale varie d’un individu à l’autre.

Quelques précisions :

  • Le terme guna signifie qualité manifestée par une entité ou un objet (qualité intrinsèque).
  • Chaque guna a sa légitimité, un rôle, une fonction dans notre environnement, même si certains peuvent paraître plus positifs que d’autres…
  • La constitution mentale prédominante (ou guna prédominant) influence le dosha dominant : dans une constitution de nature sattvique, le dosha sera équilibré ; dans une constitution rajasique, le dosha sera instable ; dans une constitution tamasique, le dosha s’exprimera de façon négative (obscurcie).
Votre constitution

Il est possible de vous faire une idée de votre constitution personnelle (prakriti) à l’aide de questionnaires, ou bien accompagné(e) d’une personne formée en Ayurvéda.

Pour une détermination subtile et très précise de votre prakriti (ou de tout problème de santé), il est néanmoins recommandé de consulter un médecin ayurvédique qui vous fera un diagnostic et vous conseillera des habitudes alimentaires, un mode de vie et éventuellement des plantes appropriées pour équilibrer votre corps et votre esprit.

Si vous souhaitez recevoir un questionnaire pour déterminer votre prakriti, envoyez-moi un email à estelle.chapuliot@gmail.com. Connaître son prakriti permet en effet de mieux adapter son mode de vie et son alimentation pour retrouver ou conserver sa santé.

Maintenant, penchons-nous un peu sur la nutrition et la digestion selon l’Ayurvéda !

Ou peut-être préférez-vous aller jeter un coup d’oeil à mon immersion ayurvédique en Inde ?

A bientôt !

Estelle

Sources (textes) : Livre « Ayurvéda, l’équilibre de la vie », de Partap Chauhan ; formation GreensAyurveda (Inde) ; Textbook of Ayurveda, Vol.1, de Vasant Lad.


Crème onctueuse au chocolat noir

Végétalien (vegan) – Sans gluten
Crèmes onctueuses au chocolat et gingembre confis

Voici une recette de crème végétale au chocolat super onctueuse et rapide à faire. Vous n’avez besoin que de deux ingrédients seulement ! (et trois si vous souhaitez ajouter quelques dés de gingembre confis par-dessus).

Le chocolat utilisé ici est un chocolat à 60% de cacao, bio et équitable bien sûr. Si vous voulez une crème encore plus chocolatée, vous pouvez ajouter 1 càc de cacao pur.

Temps de préparation : 10 min

Temps de cuisson : 5 min

Matériel spécial : un mixeur plongeant, ou un hachoir électrique (ou un robot avec une lame en S, plus pratique pour des quantités triplées ou quadruplées).

Ingrédients :

(Pour 3 pots moyens ou 4 petits pots de crème)

  • 150 g de chocolat noir à 60% de cacao ;
  • 200 g de tofu soyeux ;
  • Facultatif : 1 càc bombée de cacao non sucré, cru ou non ;
  • Facultatif : 4 cubes de gingembre confis.

Préparation :

  1. Faire fondre le chocolat au bain-marie.
  2. Quand celui-ci est bien liquide et lisse, ajouter le tofu en une seule fois (et éventuellement le cacao) et mixer immédiatement, jusqu’à obtenir une crème lisse.
  3. Verser dans des pots en verre ou des ramequins.
  4. Couper le gingembre confis en petits morceaux. Décorer de morceaux de gingembre confis.
  5. Mettre au frais.

Ces crèmes peuvent se déguster immédiatement, mais elles sont meilleures après 1h de repos au réfrigérateur. Elles sont alors plus fermes.

Elles se conservent très bien 3-4 jours au réfrigérateur.

La recette vous a plu ? N’hésitez pas à la partager, la commenter, me faire un retour, ou même me partager vos créations en m’identifiant (@brindesens sur Instagram, ou sur Facebook) !       

Crèmes onctueuses au chocolat et gingembre confis

Houmous de pois chiches au gingembre

Végétalien (vegan) – Sans gluten
Houmous de pois chiches au gingembre et au sésame (sans ail)

Cette recette de houmous s’inspire des recettes traditionnelles du pourtour méditerranéen (j’écris « des » car il existe autant de sortes de houmous que de cuisiniers !).

La version qui vous est proposée ici est relevée avec du gingembre frais et sec ainsi qu’avec éventuellement un peu de paprika fort. Elle est sans ail et sans oignon, car un nombre non négligeable de personnes ne les digèrent pas bien, moi y compris (je vous donne quelques explications dans les notes si ça vous intéresse * 😉).

Je vous donne néanmoins une variante à la fin pour faire une version avec de l’ail et éventuellement de l’oignon.

Temps de préparation : 15 min

Temps de trempage : 24h (ou 3-4 jours pour faire germer les pois chiches)

Lire la suite « Houmous de pois chiches au gingembre »

Tartare d’algues fraîches

Temps de préparation : 20 min

Matériel spécifique : un mixeur (ou un blender avec poussoir)

Ingrédients (pour 1 pot de 350 mL) :
  • 250 g de laitue de mer fraîche (salée)
  • 70 g d’huile d’olive (env. 6 càs) (nature ou infusée à l’ail *)
  • 1 petit oignon frais (le blanc)
  • 20 g de vinaigre de riz (2 càs)
  • 10 g de gingembre frais épluché (env. 2 cm)
  • 20 g d’eau (2 càs)
  • facultatif : 3 gouttes d’huile essentielle de citron
Préparation :
  1. Désaler les algues : les tremper quelques minutes dans un saladier rempli d’eau, puis les rincer abondamment à l’eau courante dans une passoire.
  2. Hacher grossièrement les algues (cela facilite le mixage par la suite).
  3. Dans le bol du mixeur, verser l’huile, l’eau et le vinaigre, ajouter l’oignon et le gingembre épluchés et coupés grossièrement, l’huile essentielle ainsi que 1/3 des algues. Mixer jusqu’à obtenir un mélange relativement homogène.
  4. Ajouter le reste des algues et mixer de nouveau, cette fois-ci jusqu’à obtenir une pâte lisse et homogène.
  5. Verser dans un pot en verre pour le conserver ensuite au réfrigérateur jusqu’à 1 semaine.

Il est possible de réaliser cette recette avec un autre type d’algue, la texture, la couleur et le goût seront un peu différents.

Notes :

* Pour de l’huile d’olive infusée à l’ail : Mettre 3 à 4 gousses d’ail épluchées et coupées en deux dans un récipient contenant votre huile d’olive ; à faire en amont de la recette, 1 ou 2 jours à l’avance.


Purée de lentilles corail germées aux graines de coriandre

Voici une idée de repas pour un dîner léger mais chaud et onctueux : brocolis vapeur et purée de lentilles de corail germées.

L’avis de la naturopathe : la germination (et le mixage) rend les lentilles et autres légumineuses plus faciles à digérer. Pensez-y pour les pois chiches et haricots secs si vous ne les digérez pas bien !

Temps de préparation : 5 min

Temps de cuisson : 20 min

Matériel spécifique : un blender (ou un mixeur plongeant)

Ingrédients (pour 2 à 4 personnes) :
  • 250 g de lentilles de germées 3 jours (1) (prendre environ 120 g sèches, soit 1 verre moyen)
  • 120 g d’eau chaude (ou de bouillon maison) ; en rajouter plus ou moins selon texture souhaitée)
  • 3 gousses d’ail, épluchées
  • 1 càs de tamari
  • 2 càs d’huile d’olive
  • 1 cc bombée de graines de coriandre en poudre
  • 1/2 cc de curcuma en poudre
  • 12 têtes de brocolis
Préparation :
  1. Cuire à la vapeur les lentilles avec les gousses d’ail pendant 20 min (plus longtemps si les lentilles ne sont pas germées). Ajouter les têtes de brocolis au bout de 10 min (ils doivent cuire 10 min).
  2. Réserver le brocolis cuit au chaud le temps de faire la purée.
  3. Mixer les lentilles cuites et l’ail cuit avec les reste des ingrédients jusqu’à obtenir une texture lisse.
  4. C’est prêt ! 🙂
Notes :

(1) Pour faire germer des lentilles : les tremper 12h, puis les rincer et les laisser reposer 12h. Continuer ainsi (rinçage toutes les 12h après repos), jusqu’à ce qu’un petit germe pointe le bout de son nez.

Si vous ne voulez pas faire germer les lentilles, vous pouvez les faire tremper 12h puis les rincer (cela permet de les laver, les réhydrater (pour les cuire à la vapeur), de diminuer les sucres fermentescibles qu’elles contiennent (FODMAPs). Vous pouvez aussi simplement les laver et les cuire 15 bonnes minutes à l’eau.


Aromathérapie : mélanges pour massages aux huiles essentielles

Légende :

  • HE = Huile Essentielle
  • HV = Huile Végétale

Rappel : toujours tester une nouvelle huile essentielle sur une petite zone avant de l’utiliser (pour vérifier qu’il n’y a pas de réaction allergique). Attention, certaines huiles ne doivent pas être utilisées directement (pures) sur la peau.

Il est préférable de faire des pauses d’une semaine après 3 semaines d’utilisation quotidienne d’huiles essentielles. Les mélanges donnés ici ne sont pas adaptés aux femmes enceintes, aux enfants et aux personnes sensibles.

* Synergie ballonnements / constipation / spasmes *

Indications : ballonnements ou flatulences dus à une faiblesse digestive, constipation légère ou transit trop lent, douleurs dues aux spasmes intestinaux.

Dans un flacon de 30 ml, de préférence teinté (ou stocké à l’abri de la lumière), avec pipette (plus pratique), verser puis mélanger les huiles et huiles essentielles suivantes :

  • 20 gouttes d’HE de mandarine verte (carminative par augmentation bile, soutien le gingembre par action léger laxatif)
  • 20 gouttes d’HE de gingembre (favorise péristaltisme intestinal)
  • 20 gouttes d’HE d’estragon (augmente sécrétions digestives, empêche fermentation (via régulation bactéries), antispasmodique)
  • 20 gouttes d’HE de basilic tropical (antispasmodique ++++, tonique digestif)
  • 20 gouttes d’HE de coriandre graines (carminative, antispasmodique léger)
  • environ 20 ml d’HV de jojoba (fluide et pénétrante), ou d’HV d’olive, ou d’HV de tournesol + de ricin (l’huile de ricin favorise le transit et la digestion, mais est très visqueuse)
  • Facultatif : 10 gouttes d’HE de cardamome (carminative par augmentation sucs salivaires et gastriques, antispasmodique, favorise péristaltisme) OU 10 gouttes d’HE de bergamote (laxatif léger, antispasmodique)

Verser 5 gouttes sur son ventre. Masser jusqu’à pénétration. Augmenter la dose si nécessaire (jusqu’à l’équivalent d’une cuillière à café).

* Synergie cicatrices *

Indications : pour cicatrices anciennes ou récentes.

Dans un flacon de préférence teinté de 100 ml, verser puis mélanger les huiles et huiles essentielles suivantes :

  • 25 ml d’HV de rose musquée
  • 25 ml d’HV de sésame (ou d’olive, de tournesol)
  • 10 gouttes d’HE de ciste ladanifère (8%)
  • 10 gouttes d’HE de lavande vraie (8%)
  • 10 gouttes d’HE de géranium (8%)
  • 5 gouttes d’HE d’hélychryse italienne (4%)

Verser 3 à 10 gouttes sur la cicatrice (selon la taille). Masser jusqu’à pénétration. Le massage de la cicatrice est tout aussi important que l’huile en elle-même !

* Synergie entorse / luxation / contracture *

Indications (symptômes) : articulation douloureuse et raide, zone gonflée et chaude (enflammée), muscle douloureux.

>> MÉLANGE 1 (pour une petite zone car très concentré)

Dans un flacon teinté de 15 ml avec pipette, verser les huiles et huiles essentielles suivantes :

  • 30 gouttes d’HE d’eucalyptus citronné (anti-inflammatoire +++)
  • 20 gouttes d’HE d’hélichryse italienne (anti-hématome, léger anti-inflammatoire)
  • 30 gouttes d’HE de gaulthérie (anti-inflammatoire, bien pour douleurs musculaires et articulaires, bien pour échauffer la zone avant un effort)
  • 10 gouttes d’HE de laurier noble (antalgique)
  • 10 gouttes d’HE de lavandin super (décontraction musculaire)
  • 10 ml (ou 10 g) de macérât huileux d’Arnica, ou d’une autre HV (HV de tournesol, HV d’olive)

Dilution à 30% d’HE environ (en masse).

>> MÉLANGE 2 (pour une zone large car plus dilué) :

Diluer les HE ci-dessus dans 150 ml (ou 150 g) d’huile (HV de tournesol ou d’olive).

Dilution à 2% d’HE environ (en masse).

Appliquer 5 gouttes du mélange 1 (ou 1 càs du mélange 2), 2 à 3 fois / jour jusqu’à disparition des symptômes.

* Synergie antalgique et anti-inflammatoire *

Indications (symptômes) : douleurs neuropathiques, zones enflammées (chaudes).

Dans un flacon teinté de 15 ml (avec pipette), verser les huiles essentielles et huiles suivantes :

  • 8 ml de macérât huileux de millepertuis (antalgique surtout sur les douleurs neuropathiques (ex: sciatique), anti-inflammatoire)
  • 30 gouttes d’HE d’eucalyptus citronné (anti-inflammatoire +++, antalgique (pour tout type de douleurs : articulaires, musculaires, névralgiques))
  • 20 gouttes d’HE de menthe poivrée (antalgique local (par effet froid, pour les douleurs névralgiques et musculaires notamment), anti-inflammatoire)
  • Facultatif : 10 gouttes HE camomille romaine (spasmolytique +++, anti-inflammatoire cutané, relaxante)

Appliquer 5 gouttes 3x / jour jusqu’à disparition des symptômes (formule concentrée). Ne pas dépasser 3 semaines d’utilisation.
Ne pas exposer la zone au soleil pendant 12h après.


Ateliers cuisine ayurvédique

L’Ayurvéda vous intrigue et vous voulez découvrir cette médecine ancestrale venue de l’Inde ? Vous avez envie d’apprendre à vous nourrir plus en accord avec vos besoins et votre constitution ? Vous voulez retrouver une harmonie tête-corps-cœur ?

Alors l’Ayurvéda (ou « science de la vie ») est fait pour vous ! 🙂

La cuisine ayurvédique est idéale pour ceux qui souhaitent apprendre à cuisiner des plats végétariens délicieux et à améliorer leur bien être.

Après une immersion dans les principes de l’Ayurvéda (pour que vous puissiez facilement adapter et améliorer vos habitudes culinaires en fonction de votre constitution personnelle), nous passerons à la partie pratique : la préparation d’un repas végétarien équilibré.

Les plats seront élaborés à partir d’ingrédients issus d’une agriculture respectueuse de l’environnement.

Plus d’informations ci-dessous. A bientôt !

2019.04.03 Cours de cuisine ayurvédique - avril 2019.png

~~ Le ghee ~~

Ghee encore chaud

Ghee refroidi (à moins de 20°C => solide)

 

 

~~ L’Ayurvéda, un art de de vivre (et de cuisiner) ~~

 

 

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Cake au millet et à l’ortie

Végétalien (vegan) – Sans gluten – Vapeur
Cake à la farine de millet et à l'ortie, sans gluten

Publié le 23/03/2019. Mis à jour le 28/06/2020.

J’ai voulu mettre à l’honneur dans cette recette deux aliments un peu oubliés : l’ortie et le millet.

Millet est un terme qui désigne en français plusieurs espèces de plantes de la famille des céréales. Le terme millet sans autre précision désigne souvent le millet commun. C’est la variété la plus répandue pour l’alimentation humaine en Europe et il en existe aujourd’hui des cultures bio en France. Le millet perlé est quant à lui beaucoup cultivé en Afrique car il pousse sur des terrains pauvres et résiste bien à la sécheresse ainsi qu’aux fortes chaleurs.

Le millet commun donne des grains comestibles de couleur variable (orange, marron, noir, etc.). En magasin, on trouve le plus souvent du millet décortiqué (l’enveloppe externe est enlevée). Les petits grains sont alors de couleur jaune.

Le millet a un goût assez doux et est sans gluten. Selon Ayurvéda, cette céréale est légère et sèche.

La texture du millet peut parfois rebuter certaines personnes : en effet, les grains décortiqués ont tendance à s’agglomérer à la cuisson. Il est donc utile d’apprendre à le cuisiner correctement. Utilisé ici en farine, le millet donne une petite couleur jaune qui s’associe très bien avec le vert foncé de l’ortie.

L’ortie dioïque (urtica dioica) pousse sur des sols riches et humides. Elle est riche en vitamines A et C, et en minéraux, plus particulièrement en fer, silice, potassium, magnésium, calcium. L’ortie est aussi très riche en protéines : elle en contient 40% de son poids quand elle est sèche (plus que la viande !), et 9% de son poids quand elle est fraîche. Ses nombreuses propriétés en font une des plantes les plus importante de la flore comestible ! Elle est nourrissante, reminéralisante, tonique, diurétique, …

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