Idlis au riz de Camargue & au lentilles corail

Idlis indiens façon Europe (riz long de Camargue, lentilles corail)

Cette recette s’inspire des traditionnels idlis indiens fabriqués normalement à partir d’un riz particulier et de lentilles noires sans leur peau (idly rice et urad dal). Dans le Sud de l’Inde, les gens les mangent traditionnellement au petit déjeuner, avec un chutney de coco.

Il existe aujourd’hui plusieurs recettes de idlis sur internet. Je vous propose la recette suivante qui a l’avantage d’utiliser des ingrédients peu coûteux et facilement trouvables en magasins bio (et plus locaux que le riz et le dal normalement utilisés en Inde) : du riz long blanc de Camargue et des lentilles de corail.

C’est avec plaisir que je partage cette recette qui m’a demandé plusieurs essais avant d’obtenir de beaux idlis aérés et moelleux  🙂

La minute naturo :

Ces petits pains vapeur forment une alternative intéressante au pain au levain (cuit au four ou feu de bois) car :

  1. Ils sont cuits à la vapeur, cuisson qui évite la formation de composés toxiques (réaction de Maillard notamment)
  2. Ils ont une texture ultra moelleuse et un léger goût de fermentation très agréables ;
  3. Ils contiennent céréales et légumineuses, en proportions idéales pour avoir un apport complet en acides aminés (protéines « complètes » grâce à l’association ¾ céréale + ¼ légumineuse), en plus dans une forme très digeste (mixage & fermentation) et enrichie en certaines vitamines (fermentation) ;
  4. Ils peuvent être préparés à la maison, sans gluten et sans additifs (uniquement des ingrédients bruts).

Temps de préparation : 5 min + 15 min

Temps de repos : 6 à 12h (trempage) + 6 à 12h (fermentation) (2)

Temps de cuisson : 20 min

Matériel spécifique : un blender, un moule à idlis (1), une grande casserole dans laquelle le moule rentre (+ un couvercle adapté et arrondi (pour que l’eau qui se condense pendant la cuisson ne retombe pas sur les idlis).

Ingrédients (pour 25 idlis environ) :
  • 300 g de riz blanc de Camargue, ici j’ai utilisé du riz long (1 bol ½)
  • 100 g de lentilles de corail (½ bol)
  • 1 cc de graines de fenugrec (graines) – facultatif (aident à la fermentation)
  • 1/2 cc de sel non raffiné (sel marin ou sel de roche (rose))
  • environ 220 g (ou ml) d’eau non chlorée (3)
  • un peu d’huile d’olive (ou de ghee pour ceux qui en consomment) (pour huiler le moule)
Préparation :

Commencer à préparer la recette la veille (selon votre choix pour la fermentation, la durée totale de repos varie).

  1. La veille : tremper séparément le [riz + graines de fenugrec] et les lentilles de corail pendant 6 à 12h (pour ramollir les grains).
  2. Rincer les grains de riz et les graines fenugrec ramollis puis les mixer au blender avec un peu d’eau (110 ml (ou g) environ), jusqu’à obtenir une pâte assez liquide (du type pâte à crêpe, mais légèrement granuleuse). Il faut laisser le blender mixer à forte vitesse pendant au moins 1 min pour obtenir la texture voulue. Verser la pâte obtenue dans un saladier (éviter l’inox (4)).
  3. Rincer ensuite les lentilles, puis les mixer au blender avec un peu d’eau (110 ml (ou g) environ) jusqu’à avoir une pâte semi-liquide et légèrement mousseuse (il faut compter environ 2 min de mixage à forte vitesse).
  4. Verser cette pâte liquide de lentilles dans le saladier avec la pâte de riz broyé. Ajouter le sel.
  5. Se laver et bien se rincer les mains si ce n’est pas déjà fait. Mélanger la pâte à la main (cela aide à la fermentation !) – ou à la cuillère si cela vous dérange. Il faut bien homogénéiser le tout.
  6. Laisser reposer et fermenter 10 à 12h à environ 30°C ou 6 à 8h à 35-40°C (c’est facile avec une yaourtière dont la température est maintenue dans cet intervalle de 35-40°C). (2) La pâte est prête lorsqu’elle a légèrement gonflé et a une texture mousseuse. La laisser encore quelques heures si ce n’est pas le cas.
  7. Faire bouillir de l’eau dans la casserole munie de son couvercle.
  8. Remuer délicatement la pâte fermentée quelques secondes pour éliminer d’éventuelles grosses bulles d’air. Ne pas trop mélanger (cela casserait les petites bulles d’air, nécessaires pour avoir des idlis aérés et moelleux). Huiler légèrement le moule à idlis, remplir les demi-sphères de pâte à l’aide d’une louche, puis placer le moule dans le cuiseur chaud. Couvrir.
  9. Cuire 20 min à la vapeur.
  10. En fin de cuisson, enlever immédiatement les idlis de la casserole et attendre 5-10 min qu’ils refroidissent un peu avant de les démouler à l’aide d’une cuillère à soupe (en prenant soin de ne pas les casser).

Il est préférable de les démouler quand ils sont encore chauds (mais non brûlants), car ils collent davantage au moule lorsqu’ils ont refroidi totalement.

Ces petits pains vapeur se dégustent normalement chauds, en salé (avec une sauce, une soupe, un chutney). Ils sont aussi bons froids (mais moins moelleux !), ou en sucré (avec un peu de miel cru de producteur).

Les idlis se conservent bien 2 jours dans un endroit pas trop chaud (18°C-21°C), dans un contenant fermé (cela conserve mieux leur humidité et leur moelleux) ou dans un torchon propre. S’il fait plus chaud, les consommer dans les 24h ou bien les stocker au réfrigérateur (attention le froid les durcit : les sortir un peu avant de les consommer).

Astuce : La pâte crue se conserve bien 2-3 jours au réfrigérateur. Vous pouvez donc préparer des idlis ‘frais’ pour plusieurs repas en stockant votre surplus de pâte fermentée au réfrigérateur ! (la cuisson ne prend ensuite que 20 min).

Variante : remplacer le riz par du millet décortiqué, et les lentilles corail par des lentilles vertes. Une autre version locale que j’ai mise au point 😉

Notes :

 (1) Vous pouvez acheter un moule à idlis sur internet par exemple sur ce site : https://www.pankaj-boutique.com/fr/ustensiles-indiens/1316-assiette-idli-indien.html (18€) ; l’avantage de celui-ci est que vous pouvez le mettre dans une grande casserole haute que vous avez déjà ; vérifiez bien la hauteur et le diamètre par contre !

Il est aussi possible d’utiliser des petits moules qui rentrent dans un cuiseur vapeur (et qui supportent les 100°C). Vos petits pains auront une forme différente mais seront tout aussi bons !

(2) Le temps de fermentation varie avec la température de la pâte. A 30°C, 8 à 12h suffisent. Entre 30 et 40°C, il faut normalement moins de 8h.

La température de la pâte ne doit pas dépasser 45°C (les levures responsables de la fermentation risqueraient de mourir).

Rappel : vous pouvez savoir facilement si une fermentation a lieu : si c’est le cas, la préparation a gonflé et a une texture de mousse (apparition de bulles de d’air dedans).

Plusieurs techniques pour une fermentation réussie quand on vit dans un climat froid

Placer le saladier couvert d’un torchon ou d’un couvercle :

1) sur un radiateur tiède et surveiller la température de la pâte au bout d’une demi-heure, à l’aide d’un thermomètre planté dedans.

2) dans un four préchauffé à 80°C puis éteint. Laisser la lumière du four allumée si c’est possible (cela maintient plus longtemps la température). Surveiller la température de la pâte au bout d’une demi-heure, à l’aide d’un thermomètre planté dedans.

3) dans une yaourtière (35-40°C)

S’il est difficile pour vous de faire fermenter la pâte entre 30 et 40°C, vous pouvez utiliser un  « starter » (petite variante que j’utilise souvent pour mes pains fermentés) : ajouter 1 càs de levain maison ou 1 cc (15 g) de miso de riz non pasteurisé. Laisser fermenter 24h à 20°C-22°C.

Si la pâte ne fermente pas (ou que vous ne pouvez pas la laisser fermenter plus longtemps), vous pouvez toujours utiliser la solution de secours : ajouter 3 g (1 cc rase) de bicarbonate, bien mélanger, puis ajouter 2 càs de vinaigre de cidre (ou 1 càs de jus de citron) et mélanger vivement avant de verser immédiatement dans le moule.

Le bicarbonate associé à un liquide acide permet de générer une réaction produisant du gaz et donc d’aérer la pâte.

(3) Le chlore ralenti la fermentation (car il est antibactérien). Pour déchlorer votre eau du robinet c’est facile, car le chlore est volatil : il suffit de laisser l’eau reposer à l’air libre pendant plusieurs heures (12h ou 24h c’est bien ; vous pouvez le faire en même temps que vous mettez à fermenter la pâte). Si vous filtrez l’eau du robinet à l’aide d’un osmoseur inverse, votre eau est déjà déchlorée.

Remarque : Pour l’eau, le poids (en g) = le volume (en ml) ! (car sa masse volumique est égale à 1)

(4) Le métal est à éviter dans cette recette car il ralentit la fermentation (qui est nécessaire pour avoir des idlis bien aérés). Préférer le verre ou la céramique.


Falafels au four

Cette recette de falafels est un peu différente de la recette originale : en effet, ces délicieuses boulettes aux pois chiches sont traditionnellement frites dans l’huile. Ici, point de friture (c’est l’un des modes de cuisson les plus mauvais pour la santé, avec la cuisson au barbecue), elles sont cuites au four avec juste un peu d’huile d’olive. Ces falafels sont donc beaucoup moins lourds pour la digestion, plus rapides et plus faciles à réaliser à la maison, et toujours délicieux !

Pour une recette encore plus facile à digérer (certaines personnes digèrent mal les pois chiches), je vous conseille de faire germer vos pois chiches 3 ou 4 jours. Et dans tous les cas, il faut les tremper à minima 12h (ou toute une nuit), et même 24h si possible (1).

Temps de préparation : 20 min

Temps de trempage : 24h (ou 3-4 jours de germination)

Temps de cuisson : 45 min environ

Matériel spécifique : un robot-mixeur (ou un blender avec un poussoir)

Ingrédients (pour 25 à 30 falafels) :
  • 200 g de pois chiches secs, trempés ou germés
  • 30 g (2 bonnes càs) de farine de pois chiches
  • 2 gousses d’ail écrasées
  • 1 petit oignon (ou ½ gros, soit env. 70 g), coupé en morceaux
  • 20 g (2 càs 1/2) d’huile d’olive
  • 5 g (1 cc) de sel fin
  • 6 g (2 cc) de graines de cumin en poudre
  • 5 g (2 cc) de graines de coriandre en poudre
  • ½ bouquet (ou 50 g) de persil plat ciselé (tiges tendres inclues)
  • ½ bouquet (ou 30 g) de coriandre fraîche, coupé en morceaux (tiges inclues) – ou à défaut, le reste du bouquet de persil.
Ingrédients pour la sauce :
  • 40 g (2 càs environ) de tahin (= purée de sésame blanc)
  • 2 càs d’herbes fraîches finement ciselées (feuilles de coriandre, ciboulette, menthe et/ou persil plat)
  • le jus d’ ½ citron (environ 20 g (ou ml))
  • eau (50 ml environ pour une sauce fluide mais pas trop liquide ; adapter la quantité selon la texture désirée)
  • Facultatif : une pointe de miel liquide (pour casser l’amertume du tahin)
Préparation :
  1. Rincer les pois chiches (trempés ou germés), les égoutter soigneusement et les mettre dans le bol du mixeur. Ajouter le reste des ingrédients.
  2. Mixer jusqu’à obtenir une pâte avec du grain (il faut que la pâte s’agglomère bien pour pouvoir former des boules mais qu’il reste quelques morceaux de pois chiches pour que la texture après cuisson soit meilleure).
  3. Préchauffer le four à 180°C en convection naturelle (ou 170°C chaleur tournante). Former des boulettes à la main. Les déposer dans un plat en verre huilé légèrement à l’huile d’olive (2).
  4. Enfourner à mi-hauteur pendant environ 45 minutes (ou 35 minutes à chaleur tournante). Ajouter quelques minutes en fin de cuisson si nécessaire (les falafels doivent être dorés, plus ou moins selon votre goût).
  5. Préparer la sauce pendant la cuisson : à l’aide d’une petite cuillère, dans un petit contenant, délayer le tahin en ajoutant le jus de citron puis l’eau petit à petit. C’est important d’ajouter le liquide progressivement pour que le tahin ne « caille » pas et ainsi obtenir une crème lisse. Arrêter d’ajouter de l’eau quand la consistance voulue est obtenue. Ajouter les herbes fraîches ciselées puis mélanger.

Ces falafels sont merveilleux tout juste sortis du four, arrosés d’un bon filet de sauce au sésame et accompagnés d’une salade de crudités et/ou d’une poêlée de légumes.

Variantes :

  • Remplacer la farine de pois chiches par de la farine de petit épeautre (ou de blé) ou de la farine de riz complet (sans gluten).
  • Remplacer le tahin par de la purée de sésame ½ complet.
Notes :

(1) Pour faire germer les pois chiches : les tremper 24h, les rincer, puis les laisser germer 3 – 4 jours, en les rinçant toutes les 12h. Ils sont utilisables pour la recette à n’importe quelle étape de la germination, donc il est possible de changer d’avis et de raccourcir (ou de ne pas faire) la germination !

Pour une version sans germination : tremper les pois chiches 24h pour qu’ils se réhydratent (ou toute une nuit à minima)

(2) Vous pouvez aussi utiliser la plaque du four pour la cuisson mais dans ce cas, retournez les falafels à mi-cuisson pour éviter qu’ils ne brunissent trop dessous (car ils cuisent beaucoup plus rapidement au niveau de la partie au contact avec le métal).


Pâtes de riz complet au persil frais & aux algues

Une recette simple et rapide pour les pressés ou simplement les adorateurs de pâtes : pennes de riz complet au persil frais, miso et algues séchées 🙂

Les pâtes au riz complet ont une texture et un goût légèrement différents des pâtes au blé mais sont délicieuses aussi et permettent à ceux qui ne digèrent pas bien le blé actuel de s’offrir tout de même le petit plaisir d’un beau bol de pâtes 🙂

Ingrédients (pour 1 personne) :
  • 60 à 100 g de pâtes (sèches), selon vos besoins
  • Les feuilles d’un quart d’une petite botte de persil
  • 1 cc de miso
  • 1 càs d’algues séchées (ici, mélange appelé « salade du pêcheur »)
  • 1 càs d’eau
  • 1 càs d’huile d’olive fruitée
  • Facultatif : 1 cc de poudre d’épices (curcuma, curry, coriandre (graines) …)
Préparation :
  1. Pendant la cuisson des pâtes, laver puis ciseler les feuilles de persil.
  2. Mélanger le miso avec l’eau et les algues séchées (et éventuellement les épices). Cela permet de délayer le miso et de réhydrater un peu les algues.
  3. Quand les pâtes sont cuites, ajouter dessus le persil, la sauce au miso et l’huile d’olive. Mélanger.
  4. Déguster chaud !
Pâtes chaudes de riz complet, persil frais, algues

Jus carotte – persil frais

Rien de tel qu’un jus carotte-persil en guise d’entrée pour faire le plein de vitamines et minéraux. Et en plus, c’est super bon !

Temps de préparation : 5 min

Matériel spécifique : un extracteur de jus *, une passoire fine

Ingrédients (pour un petit verre de jus **) :
  • 4 carottes moyennes
  • 1/3 de botte de persil
  • C’est tout !
Préparation :
  1. Extraire le jus à l’extracteur.
  2. Filtrer avec une passoire fine avant de boire. Il est possible de garder ces fibres broyées qui contiennent encore un peu de jus pour les mettre dans une sauce ensuite.

Pour bénéficier de tous les bienfaits des jus, le boire immédiatement après extraction.

Notes :

* Choisir un extracteur à faible vitesse de rotation pour préserver les nutriments fragiles (de l’oxydation notamment).

** Selon l’extracteur que vous avez, plus ou moins de jus sera extrait.


Flan à la vanille revisité

Flan végétal (sans gluten)

L’un de mes desserts favoris depuis longtemps, c’est le flan pâtissier ! J’ai voulu le revisiter sous forme végétale pour proposer une alternative à tous ceux qui ne mangent pas de produits animaux, que ce soit pour des raisons éthiques, écologiques, santé ou pour des problèmes d’intolérances ou allergies.

Je vous livre donc la recette d’un flan végétalien, sans soja (pour changer des recettes habituelles végétaliennes). Bien que son allure soit originale (vu de dessus, il me fait un peu penser à une rose !), sa texture en bouche se rapproche du flan pâtissier. Pour éviter cette aspect « rosacé », il suffit de remplacer la fécule de pomme de terre par de la fécule de maïs.

L’avis de la naturopathe : c’est un dessert gourmand (riche en sucres), à garder pour les occasions 

Temps de repos : 1h + 3h

Temps de préparation : 20 min

Temps de cuisson : 50 min

Matériel spécifique : moule à tarte, papier sulfurisé (écologique), rouleau à pâtisserie, blender

Ingrédients (pour 1 beau flan) :

Pâte :

  • 100 g de farine de sarrasin + un peu pour étaler la pâte si besoin
  • 80 g de flocons d’avoine (petits)
  • 90 g d’eau
  • 20 g d’huile neutre (tournesol par exemple)

Liant :

  • 1 L d’eau
  • 120 g de fécule de pomme de terre
  • 100 g de flocons d’avoine
  • 100 g de sucre complet
  • 125 g de pomme épluchée coupée grossièrement (1 pomme moyenne)
  • 1 cc rase de vanille en poudre (ou 1 gousse de vanille grattée)
Préparation :
  1. Préparer la pâte : Mélanger les flocons d’avoine et la farine de sarrasin dans un saladier. Ajouter 1/3 de l’eau, mélanger à la main, rajouter ensuite encore 1/3, mélanger de nouveau, puis ajouter le reste. Pétrir la pâte quelques secondes pour que l’eau s’incorpore, puis ajouter l’huile. Pétrir jusqu’à obtenir une belle boule homogène qui se décolle des parois. Laisser reposer 1h à température ambiante dans le saladier et recouvrir d’un torchon. Ce repos permet aux flocons de s’imprégner d’eau).
  2. 1h (ou plus) plus tard : Étaler la pâte au rouleau (il est plus facile de le faire en mettant la pâte entre deux feuilles de papier sulfurisé pour éviter qu’elle ne colle au rouleau et qu’elle ne se casse une fois étalée). Il est possible que la pâte soit un peu trop sèche pour être étalée (les flocons d’avoine ont absorbé une partie de l’eau), dans ce cas rajouter 1 cc d’eau pour l’assouplir, puis la pétrir 30 sec de nouveau pour bien incorporer l’eau.
  3. Préchauffer le four à 200°C.
  4. Préparer le liant : Faire bouillir l’eau dans une grande casserole. Dans le blender, mixer les flocons avec la fécule, la vanille et le sucre. Ajouter l’huile, la pomme coupée et épluchée et ¼ de l’eau très chaude. Mixer immédiatement. Le mélange s’épaissit très vite. Rajouter progressivement le reste de l’eau bouillante en mixant. Vous devez obtenir une sorte de crème lisse et assez liquide. Verser le tout dans la casserole (attention c’est chaud !) et laisser épaissir sur feu moyen en fouettant constamment. La crème est assez épaissie lorsque des sortes de cratères apparaissent en surface (bulle d’air qui remontent et explosent).
  5. Verser le liant sur la pâte à tarte. Cuire environ 50 min. Cela ne sert à rien de vérifier la cuisson en plantant un couteau au centre car le couteau ressort sale même si le liant est cuit (celui-ci se « gélifie » réellement qu’après refroidissement).

Le flan met 3h bonnes heures pour refroidir totalement (au réfrigérateur). Il peut être consommé froid (à température ambiante plutôt, comme un flan pâtissier) ou légèrement tiède (texture légèrement plus crémeuse).

Variantes …

  • Version avec une texture plus gélifiée et non « craquelée » sur le dessus : remplacer la fécule de pomme de terre par de la fécule de maïs
  • Version pour un flan de couleur plus claire : remplacer le sucre complet par du sucre blond
  • Version sans blender : remplacer les flocons d’avoine et l’eau du liant par 1L de lait végétal déjà prêt (lait de soja, avoine, amande…). Ajouter progressivement et mélanger le lait bouillant aux poudres à l’aide d’un fouet.
Flan végétal (sans gluten)
Flan végétal (sans gluten)

Assiette colorée : carottes, persil, orge, algues et graines de courge

L’orge fait partie de l’alimentation humaine depuis plusieurs milliers d’années. C’est une des plus anciennes céréales cultivées, bien qu’elle soit relativement peu consommée dans notre quotidien. Sa pauvreté relative en gluten la rendant difficilement panifiable, l’orge a été remplacée par le blé lorsque les humains ont découvert les joies du pain levé, plus léger que les traditionnels pains plats qui, dans toutes les cultures, constituaient jusqu’alors la base de l’alimentation.

L’orge peut pousser sous des climats très différents (en France comme sous les Tropiques !), c’est pour cela qu’on peut la retrouver quasiment partout dans le monde, à l’état sauvage ou cultivé. Plusieurs variétés existent. C’est la 3ème céréale cultivée en France (le blé occupant la 1ère position).

Céréale aux multiples usages, elle entre dans la fabrication du malt, qui compose la bière et le whisky. Sous forme de grains, on retrouve notamment l’orge mondé *, dont la première enveloppe extérieure très fibreuse a été retirée, mais qui conserve le son et le germe. On retrouve aussi l’orge perlé *, dont les grains ont subi de multiples abrasions (polis) et perdu le germe ainsi qu’une plus grande couche extérieure (le son). L’orge mondé est plus nutritif, car il a conservé la plus grande partie de ses nutriments. L’orge perlé peut être comparé au riz blanc et l’orge mondé au riz complet.

L’orge perlé est la forme la plus courante d’orge consommée eau quotidien probablement parce que sa cuisson est plus rapide et qu’il est plus facile à mastiquer. L’orge est excellent dans les soupes, peut être utilisé en farine pour faire des galettes ou du pain, ou bien sous forme de grains entiers comme dans la recette ci-contre..

* bien que « orge » soit un substantif féminin, on écrit « orge perlé » et « orge mondé ; les mystères de la langue française… 😉

Temps de préparation : 10 min + 45 min de cuisson

Matériel spécifique : un cuiseur vapeur, mixeur plongeant (facultatif)

Ingrédients (pour 2 personnes) :
  • 4 carottes
  • les feuilles d’une botte de persil
  • 100 g d’orge perlé *
  • 2 càs de graines de courge **
  • 2 cc d’algues séchées (ici, dulse)
  • Jus de citron
  • Huile d’olive
  • Miso de riz non-pasteurisé ***
Préparation :
  1. Laver l’orge plusieurs fois dans une passoire jusqu’à ce que l’eau soit limpide. Pour diminuer le temps de cuisson vous pouvez ensuite tremper les grains 12h (toute une nuit).
  2. Plonger les grains lavés dans 4 fois son volume d’eau froide. Porter à ébullition et laisser cuire à feu doux pendant 45 minutes.
  3. Pendant ce temps, laver et éplucher les carottes. Les couper en morceaux et les cuire environ 10 min à la vapeur douce.
  4. Pendant la cuisson des carottes, râper finement la deuxième carotte. Préparer la sauce : mixer (ou simplement mélanger à la fourchette) la moitié des carottes râpées avec les feuilles de persil, le jus de citron, l’huile d’olive et le miso.
  5. Disposer les préparations dans une assiette creuse et saupoudrer l’orge d’algue séchée et de graines de courge.
Notes :

* L’orge mondé peut aussi être utilisé dans cette recette. Dans ce cas, faites-le tremper toute une nuit (12h) puis cuire environ 1h (les grains doivent être bien tendres au centre).

** Les graines de courge sont plus digestes si elles sont trempées 12h. Ceci est valable pour tous les fruits à coque (amandes, noisettes, noix…) secs et toutes les graines (tournesol, sésame, lin…).

*** Le miso non-pasteurisé est riche en enzymes et bonnes bactéries (probiotiques), contrairement au miso pasteurisé (la chaleur entraîne une destruction des enzymes et probiotiques).

Lunchbowl orge perlé aux graines et aux algues, carottes et persil (vapeur et en salade crue)

Smoothie antioxydant aux abricots

Temps de trempage : 1 nuit (facultatif si blender puissant)

Temps de préparation : 5 min

Matériel spécifique : un blender

Ingrédients (pour 1 grand verre) :
  • 1 càs de graines de lin blond (trempées 1 nuit si possible) ;
  • 3 abricots frais, ou à défaut, une belle nectarine jaune ;
  • 4 abricots secs réhydratés ;
  • 2-3 pincées de gingembre en poudre (selon goût) ;
  • 5-6 pincées de curcuma en poudre (selon goût) ;
  • Facultatif (pour encore plus de micronutriments !) : 2 bonnes pincées de graines germées (ici : graines germées de fenugrec germé 3 jours) ;
  • Eau ;
  • Décoration : 5-6 amandes trempées émondées.
Préparation :
  1. La veille : tremper les abricots secs et les graines de lin (dans un verre ou directement dans le blender, mettre les abricots secs et les graines de lin, les recouvrir d’eau (7-8 càs)). Le trempage permet de faire gonfler et de réveiller les graines (pré-germination) et de réhydrater les abricots secs pour un meilleur mixage.
  2. Le jour J : mettre tous les ingrédients dans le blender. Mixer jusqu’à obtention d’une crème homogène et lisse. Ajouter éventuellement de l’eau pour obtenir la consistance voulue.
  3. Verser dans un verre et éventuellement décorer avec quelques amandes trempées émondées *. C’est prêt !

A consommer de préférence immédiatement pour éviter l’oxydation des précieux nutriments.

Notes :

— Ce smoothie est très riche en éléments anti-oxydants (abricots, curcuma, gingembre).

— Les graines de lin ainsi fraîchement mixées peuvent être digérées par l’organisme et donc fournir leurs oméga 3 (contrairement aux graines entières qui sont le plus souvent partiellement digérées).

— * Pour les amandes : les tremper 1 nuit aussi dans de l’eau. Le lendemain, se débarrasser de l’eau et les éplucher : la peau part en général presque toute seule.